Jean Chrétien donne un coup de main dans son ancienne circonscription

François-Philippe Champagne, candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain, a entamé... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

François-Philippe Champagne, candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain, a entamé le dernier droit de la campagne électorale en compagnie de l'ex-premier ministre du Canada, Jean Chrétien.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) François-Philippe Champagne a entrepris l'avant-dernière semaine de la campagne avec une démonstration de force, lundi matin, en confirmant les engagements des libéraux envers le Centre fiscal de Shawinigan en compagnie de l'ex-premier ministre Jean Chrétien. Mardi matin, il dévoilera le contenu de sa plate-forme électorale régionale, donnant le ton à une quinzaine qui s'annonce assez intense dans le comté.

Lundi matin, plusieurs centaines d'employés ont assisté à ce point de presse. Ainsi, si son parti est porté au pouvoir le 19 octobre, M. Champagne assure que le gouvernement maintiendra non seulement les précieux emplois du Centre fiscal à Shawinigan, mais qu'il investira également «des dizaines de millions» de dollars pour rafraîchir l'immeuble. Le candidat réitère que s'il est élu, il travaillera aussi à attirer de nouveaux services dans la fonction publique fédérale à Shawinigan.

La déclaration a évidemment été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par les employés, qui avaient été invités à assister à cette annonce pendant leur pause de l'avant-midi.

«Cet engagement du Parti libéral en faveur du maintien d'emplois de qualité dans la circonscription est une nouvelle majeure pour les plus de 1500 employés du centre et leurs familles, ainsi que pour la sécurité économique du grand Shawinigan et de notre région», indique M. Champagne.

Le candidat libéral paraissait bien fier de pouvoir compter sur l'appui de M. Chrétien hier matin, au moment de formuler l'engagement de son parti. L'ex-député de Saint-Maurice siégeait à la Chambre des communes sous le gouvernement Trudeau et agissait comme ministre des Finances lors du début des travaux du Centre fiscal, en 1977. Il avait évidemment participé à l'ouverture officielle de l'immeuble, en avril 1979.

«Je suis ici pour dire que je vais aider Champagne, quand il sera député dans deux semaines, pour que ça reste ouvert. On n'a pas bâti ça pour rien!», a lancé M. Chrétien en parlant du Centre fiscal, sous les applaudissements nourris des employés présents.

«Je passe quatre mois à Shawinigan et huit mois à Ottawa, alors je connais encore quelques gars et quelques femmes là-bas!»

M. Chrétien a profité de son passage pour féliciter la qualité du travail du personnel du Centre fiscal de Shawinigan, l'un des plus productifs au pays, selon lui.

Impact important

Le candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain précise que depuis 36 ans, la présence du Centre fiscal de Shawinigan a entraîné un impact économique de 1,2 milliard de dollars en salaires seulement. Il précise que cet employeur possède un taux de rétention de 96 %, un impact non négligeable dans une ville qui a perdu de nombreuses usines au cours des dernières années.

Dans notre édition du 19 septembre, Normand Pelletier, conseiller syndical à l'Alliance de la fonction publique du Canada, estimait entre 50 et 60 millions de dollars les coûts de réfection du Centre fiscal de Shawinigan. Hier matin, M. Champagne n'a pas voulu être aussi précis.

«Nous savons l'enveloppe que ça représente», commente-t-il. «La dernière évaluation a été faite dans le coin de 2005. C'est quelques dizaines de millions. La dernière évaluation devra être mise à jour.»

Invité à dire jusqu'à quel montant les libéraux étaient prêts à aller, M. Champagne s'est fait rassurant.

«Je connais exactement l'étude et les montants», insiste-t-il. «Tout ce qu'il faut faire, c'est actualiser. Nous n'aurions jamais pris un engagement national dans le cadre financier que nous proposons si nous n'avions pas une idée.»

Le remplacement du système électrique, de l'éclairage, de la ventilation et de la fenestration font partie du plan de réfection, qui doit s'étendre sur quatre ans selon un projet déposé au Conseil du trésor.

André Bélanger, président de la section locale 10005 du Syndicat des employés de l'impôt (AFPC), paraissait satisfait de la position prise par les libéraux. Il se défend toutefois que ce point de presse soit interprété comme un appui tacite au PLC. «Nous invitons tous les candidats à se prononcer pour nous donner des engagements, des garanties», nuance-t-il. 

Jusqu'ici, Robert Aubin et Jean-Yves Tremblay, candidats néo-démocrates pour Trois-Rivières et Saint-Maurice-Champlain, se sont engagés à maintenir ouvert le Centre fiscal de Shawinigan lors du prochain mandat si le NPD forme le gouvernement. Le syndicat souhaiterait toutefois la confirmation de cet engagement de la part du chef, Thomas Mulcair.

Quant aux conservateurs, le candidat local, Jacques Grenier, insiste aussi sur la nécessité de préserver les emplois de la fonction publique fédérale. Là également, l'Alliance de la fonction publique du Canada désire obtenir un engagement ferme du chef du parti, Stephen Harper.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer