François-Philippe Champagne: dans la marmite politique depuis la naissance

François-Philippe Champagne s'inspire de la Cité de l'énergie... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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François-Philippe Champagne s'inspire de la Cité de l'énergie quand il mentionne que l'avenir peut se façonner sur des bases qui semblent improbables aujourd'hui.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) En 2011, Lise St-Denis a démontré aux électeurs de Saint-Maurice - Champlain qu'elle pouvait très bien se faire élire dans le comté sans même y mettre les pieds durant la campagne. Quatre ans plus tard, François-Philippe Champagne fait le pari inverse : il croit que deux ans de présence soutenue dans tous les recoins de la région lui permettront de devenir député le 19 octobre.

«Mon père m'a toujours dit que la seule place où le succès arrive avant le travail, c'est dans le dictionnaire», sourit le candidat de 45 ans, échappé dans une marmite de potion politique dès sa naissance, traçant ainsi naturellement sa voie jusqu'à l'actuelle campagne fédérale.

Libéral jusqu'au bout des ongles, le jeune homme doit tirer un parti qui en arrache depuis plusieurs années au Québec. Mais son parcours démontre qu'il n'a jamais été attiré par la route fraîchement pavée. 

Le nombre d'implications, de distinctions et d'engagements qui ont parsemé sa vie à travers le monde est pratiquement incalculable. Après son diplôme d'études collégiales en administration des affaires au Collège Laflèche, François-Philippe Champagne obtient son baccalauréat en droit à l'Université de Montréal en 1992, avant que sa vie bascule complètement. 

Alors que se négocie l'Accord de libre-échange nord-américain, il détecte une opportunité pour la pratique du droit dans cet univers complexe.

«À l'Université de Montréal, j'avais vu une affiche de l'université Case Western Reserve à Cleveland, en Ohio, pour une maîtrise en droit américain», raconte-t-il. «Je suis allé chercher un mandat-poste de 50 $ au bureau de poste de Grand-Mère. J'ai mis ça dans l'enveloppe et j'ai envoyé ça à Cleveland. À ma grande surprise, j'ai reçu une réponse positive, même si mes notes étaient assez moyennes, parce que j'avais beaucoup d'implications étudiantes. Ça a changé ma vie.»

Cette expérience lui a donné le goût du monde. De Cleveland, il s'est dirigé en Italie pour la firme Elsag Bailey Process Automation de 1994 à 1999, puis chez ABB à Zurich jusqu'en 2008. Il s'est ensuite dirigé chez AMEC à Londres entre 2008 et 2012, avant de revenir dans sa région pour préparer son tremplin politique.

Passionné

François-Philippe Champagne est un moulin à paroles, un passionné qui aime ponctuer ses analyses de références à Jean Chrétien, le dernier libéral à s'être introduit dans la région sur la scène fédérale, en novembre 2000.

Étant donné son statut dans le parti, M. Champagne aurait très bien pu demander une forteresse, quelque part sur l'île de Montréal par exemple. Mais il tient à solliciter la confiance des gens qui connaissent bien sa famille, avec les avantages et les inconvénients que cette proximité peut représenter. 

Ainsi, en janvier 2014, le candidat apparaissait sur une photo publiée par le Journal de Montréal en compagnie de son père Gilles et de Denis Vincent, un personnage près du Fonds de solidarité de la FTQ auquel s'intéressait la Commission Charbonneau. François-Philippe Champagne avait alors expliqué que cette photo avait été prise dans le cadre d'un voyage familial dans le Grand Nord.

«Moi, je suis prêt à prendre toutes les critiques qui me concernent», mentionne-t-il. «Je n'entre pas dans les critiques de ceux qui me sont proches, parce qu'ils n'ont pas fait le choix d'être sur la place publique comme politicien. Je dis aux gens de me juger sur ce que j'ai fait.»

M. Champagne tenait à ce que cette entrevue se déroule à la Cité de l'énergie, pour illustrer la philosophie qui l'anime aujourd'hui.

«Quand j'étais jeune, la rivière Saint-Maurice était pleine de bois», rappelle-t-il. «La réalité que je voyais, c'était qu'on pouvait pratiquement la traverser à pied ! Si quelqu'un m'avait dit, un jour, qu'on naviguerait sur cette rivière, j'aurais répondu que c'était impossible parce que ma réalité était limitée par ce que je voyais. Aujourd'hui, le Saint-Maurice est devenu une route panoramique convoitée.»

«Il ne faut pas se limiter par ce qu'on voit aujourd'hui, mais essayer d'imaginer demain», ajoute-t-il. «Les gens qui ont bâti la Cité de l'énergie ont vu grand.»

Trois priorités pour françois-philippe Champagne

› L'infrastructure en connectivité: améliorer l'offre de

   fibre optique pour bonifier la desserte d'Internet

   haute vitesse et de téléphonie cellulaire dans

   Saint-Maurice - Champlain.

› Miser sur les PME et plus précisément, sur

   l'ouverture des marchés qui passeraient par

   des mesures d'accompagnement.

› Un virage économique vert, comme ont réussi

   à le faire Bionest et Elmec, par exemple.

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