Moins d'État et davantage de liberté, réclame le Parti libertarien

Le candidat libertarien à Trois-Rivières, Maxime Rousseau....

Agrandir

Le candidat libertarien à Trois-Rivières, Maxime Rousseau.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a trop d'État au Canada. En d'autres mots, plus l'État canadien s'occupe de la réalité quotidienne des citoyens, moins ces derniers jouissent des libertés auxquelles ils ont droit. C'est du moins l'avis du Parti libertarien du Canada, un point de vue défendu par son candidat dans la circonscription de Trois-Rivières, Maxime Rousseau.

Au cours des derniers jours, M. Rousseau a officialisé sa candidature auprès d'Élections Canada, en déposant plus d'une centaine de signatures de citoyens prêts à l'encourager, si ce n'est à lui allouer leur vote. Le jeune libertarien de 23 ans, qui habite la circonscription de Berthier-Maskinongé mais qui est originaire de Trois-Rivières, espère que les idées qu'il avancera d'ici le 19 octobre prochain feront leur petit bonhomme de chemin dans la tête des électeurs.

«Je suis réaliste. J'ai très peu de chance de me faire élire. Ce n'est pas pour ça que je le fais. Je le fais pour passer le message que le parti souhaite véhiculer. Si les gens veulent voter pour moi, tant mieux», avoue d'emblée M. Rousseau avec une certaine candeur.

Chose certaine, selon lui, «le gouvernement nuit plus à notre liberté qu'il y contribue. C'est pourquoi on conçoit une société où l'État est moins présent généralement dans la vie des gens. C'est aussi simple que ça», résume le candidat, en restreignant l'État à la police, à l'armée et au système de justice.

Questionné en vrac sur les sujets de l'heure, M. Rousseau admet que la pyrrhotite, entre autres, est de juridiction provinciale et, donc, n'a pas sa place dans la présente campagne électorale fédérale. «Ce sera à la province de décider», croit-il. «C'est plate, mais [la pyrrhotite], c'est des choses qui arrivent. Je n'ai pas de solution à proposer, alors je ne sais pas pourquoi j'en parlerais.» Quant au port de la burqa lors de la cérémonie de citoyenneté, le jeune libertarien «ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas porter la burqa dans une cérémonie du genre».

Sur une note plus personnelle, notons que M. Rousseau est politologue de formation, plutôt en voie d'obtenir un baccalauréat de l'Université Laval. Dans le cadre de ses études, il a déposé sa loupe sur les relations internationales, plus précisément sur la région du Moyen-Orient. Pour mettre du beurre sur la table, il travaille comme technicien en informatique pour diverses entreprises.

Les libertariens canadiens

À l'échelle nationale, le Parti libertarien présentera une centaine de candidats, une dizaine au Québec.

Il y a quelques jours, un candidat libertarien de la circonscription de Yellowhead en Alberta avait défrayé les manchettes après avoir organisé un concours où les participants étaient invités à faire un don au parti, en échange de quoi ils couraient «la chance» de gagner une arme à feu à utilisation restreinte de style fusil d'assaut.

En juin 2014, le chef du Parti libertarien du Canada, Tim Moen, avait fait campagne dans la circonscription de Fort McMurray-Athabasca (Alberta) en inscrivant sur ses pancartes électorales: «Je veux que les couples gays mariés puissent défendre leurs plants de marijuana avec leurs armes». M. Rousseau, lui, assure qu'il n'installera pas de pancartes à Trois-Rivières.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer