Jacques Grenier: le policier devenu politicien

Pour Jacques Grenier, le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins constitue... (Photo: François Gervais.)

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Pour Jacques Grenier, le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins constitue une pierre d'assise du développement régional et comme député, il trouverait des fonds pour soutenir cette initiative.

Photo: François Gervais.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Jacques Grenier s'est donné un défi pour le 19 octobre. Il veut faire mentir l'adage «Jamais deux sans trois».

Lorsqu'il a sollicité la confiance des électeurs en 2013 et en 2011, l'actuel candidat conservateur dans Saint-Maurice-Champlain a essuyé la défaite. 

M. Grenier ne ressent aucune amertume particulière en repensant à la dernière élection fédérale, alors qu'une certaine Lise St-Denis avait semé la consternation en devenant députée. Un événement si inattendu qu'un candidat peut difficilement se blâmer dans ces circonstances.

Mais en novembre 2013, le conseiller municipal du district de la Rivière a encaissé toute une gifle. Un conflit avec un ex-président des Chevaliers de Colomb lui avait mis les bâtons dans les roues durant la campagne et à la fin, il n'avait récolté que 19 % des suffrages. En 2009, il avait obtenu près de 33 % des votes dans le même district.

Cette défaite a été plus difficile à avaler.

«Je m'étais beaucoup investi à Shawinigan», raconte-t-il, encore un peu sonné. «Dans mes premiers mois comme conseiller, je travaillais facilement 70 heures par semaine. À la fin, c'était environ entre 30 et 40 heures. Je suis retraité, alors j'avais du temps à mettre. Quelqu'un qui travaille ne peut pas faire ça. J'étais proche des gens.»

M. Grenier croit que l'augmentation de la valeur des propriétés du secteur de la Rivière, surtout celles situées au bord de l'eau, lui a aussi beaucoup nui dans cette campagne.

«Les riverains n'acceptaient pas des hausses de taxes de 1000 $ par année», fait-il remarquer. «C'est comme s'ils m'avaient tenu personnellement responsable. Mais je suis pas mal certain que depuis que je ne suis plus là, les taxes n'ont pas baissé!»

Après avoir pris quelques mois pour digérer cette défaite, il est devenu courtier en assurance-vie et en placements... pour les Chevaliers de Colomb!

«Je ne ferme jamais de portes; je m'adapte !», sourit-il. «C'est un domaine que j'aime, qui est encore dans le public. Je ne suis pas capable d'arrêter!»

Policier pendant trente ans dans la région, d'abord au poste de Sécurité publique de Grand-Mère puis à la Sûreté du Québec, Jacques Grenier s'est surtout fait connaître en raison de ses nombreuses implications dans la communauté au fil des années. La routine, très peu pour lui. Son statut de retraité des forces de l'ordre à 51 ans ne signifiait qu'un nouveau départ et la politique lui est apparue comme un cheminement naturel.

«J'ai toujours été impliqué dans la communauté, que ce soit des collectes de fonds pour divers organismes, des festivals, la fête de la Saint-Jean-Baptiste», énumère-t-il. «Je ne jouais jamais un rôle de second plan; j'étais toujours un leader. J'ai toujours aimé organiser des activités et mettre de la vie dans la ville.»

En 2010, le père de deux enfants s'est lancé dans un projet humanitaire à Hinche, en Haïti, pour construire et meubler une bibliothèque dans une communauté très touchée par les catastrophes naturelles. Cinq conteneurs de livres, de vêtements et de matériaux ont été acheminés sur une période de deux ans, en plus d'investir un nombre incalculable d'heures en bénévolat.

Contrairement à l'élection de 2011, Jacques Grenier se présente beaucoup mieux préparé devant l'électorat cette fois-ci pour défendre le bilan de Stephen Harper. 

De nature très calme, l'homme de 56 ans fait le pari que le comté peut élire un premier député conservateur depuis Michel Champagne (Champlain) et Denis Pronovost (Saint-Maurice) en 1988. D'autant plus qu'il ne croit pas que les électeurs retiennent grand-chose de positif du règne de la transfuge libérale.

«Ça n'a pas du tout aidé dans la région», déplore-t-il. «Demandez à n'importe quel maire ! Il n'y avait rien à faire avec la madame. C'est pourquoi je voulais retourner en campagne fédérale. Il faut qu'il se passe quelque chose ici, ça n'a pas de sens ! Je ne suis pas un sauveur, mais je connais mes capacités.»

Portrait de candidat: Jean-Yves Tremblay

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