Portrait de candidat: Jean-Yves Tremblay

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Attablé au restaurant Chez Carmen dans le quartier Saint-Marc, Jean-Yves Tremblay a tissé un impressionnant réseau de contacts au cours de sa longue carrière politique comme conseiller municipal à Shawinigan.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'intérêt pour la politique peut puiser sa source dans une multitude de prétextes. Celui de Jean-Yves Tremblay, en 1982, est né d'un concours de circonstances, à la suite de la fermeture de l'usine de cellophane DuPont.

Le déclin industriel était alors bien amorcé à Shawinigan, mais un groupe d'employés refusaient de se laisser abattre.

Il fallait absolument travailler sur une relance, tout d'abord en ayant une écoute attentive à l'hôtel de ville. 

Parce qu'il s'intéressait un peu à la politique municipale, Jean-Yves Tremblay avait été désigné pour se présenter à un poste de conseiller. Il a perdu son siège une seule fois depuis ce temps, en 2005, mais il l'a récupéré dès 2009. On ne se trompe pas beaucoup en mentionnant qu'il fait partie des meubles de la politique municipale à Shawinigan.

«Du temps de Dominique Grenier, la Ville était complètement fermée à l'idée de reprendre l'usine», se remémore M. Tremblay. «Je suivais un peu la politique, dans ce temps-là. Les gars m'ont dit qu'il fallait que j'aille en politique municipale pour faire comprendre à Dominique Grenier que la DuPont n'était pas une usine morte ! Ils s'étaient occupés de me faire une équipe ; je n'avais pas à me casser la tête. Ils trouvaient que j'étais un batailleur !»

Jean-Yves Tremblay a non seulement été élu, mais une nouvelle usine a effectivement pris le relais pendant quelques années, employant une trentaine de personnes.

«Ça n'avait pas été facile», raconte-t-il. «Nous avons eu des prises de bec, mais nous avons fini par organiser quelque chose. Fermec a hérité de la machinerie et de la partie arrière de la DuPont pour faire travailler des gens de chez nous.»

Malgré ce début encourageant, M. Tremblay confesse qu'il ne s'imaginait pas du tout en politique active trente ans plus tard. Impliqué dans les sports et dans divers mouvements communautaires, il s'est tissé un impressionnant réseau qui le sert encore aujourd'hui.

Son succès électoral ne l'avait jamais fait dévier vers un palier supérieur avant cette année. Bien sûr, cet ancien militant libéral ne se faisait pas prier pour donner un coup de main aux campagnes électorales de Jean Chrétien, mais sans plus. Il a été séduit par le NPD après l'imprévisible résultat de 2011.

Un survivant

Très attaché à Shawinigan, Jean-Yves Tremblay y a passé la plus grande partie de sa vie active, à une période où les usines fermaient les unes après les autres. Malgré tout, ce plombier de métier n'a jamais manqué de travail.

Il a obtenu son premier emploi pour la Consolidated Bathurst à Pontiac, en 1969. Il est revenu à Shawinigan en 1975, où il a été engagé chez DuPont, jusqu'à ce qu'elle cesse ses activités. Par la suite, il a été embauché à la C.I.L... où il a aussi vécu la fermeture de l'usine. Il est parvenu à trouver un peu plus de stabilité dans le réseau de la santé, toujours comme homme de maintenance, d'abord à l'Hôpital Laflèche, puis à la Résidence Saint-Maurice. Il a pris sa retraite en 2010 pour se consacrer à temps plein à son poste de conseiller municipal dans le district des Hêtres, qu'il occupait jusqu'à ce qu'il soit élu candidat néodémocrate par ses militants, à la fin août.

Bien que grisante, sa longue carrière en politique municipale lui a également joué un vilain tour. Travailleur à temps plein et conseiller dévoué, il s'est mis à négliger son alimentation et par ricochet, sa santé. 

Un divorce est également venu brouiller ses émotions, de sorte qu'en 2004, il faisait osciller le pèse-personne à 340 livres.

Il est passé sous le bistouri à Québec et s'est fait prélever la moitié de son estomac. Il s'est repris en main pour foncer dans ce qu'on peut considérer comme une nouvelle vie, après avoir perdu près de

200 livres.

«Ça m'a donné un second souffle», image le candidat de 67 ans. «Je me suis dit que si le Seigneur est capable de me donner une deuxième vie, je peux donner mon temps... en n'étant plus aussi essoufflé !»

Priorités

› Création d'emplois en étant attentif aux programmes disponibles à Ottawa

› Développement de l'agriculture

› Développement de la foresterie

SAINT-MAURICE-CHAMPLAIN

Population: 110 273

Candidats

Jean-Yves Tremblay

Nouveau Parti démocratique

Martial Toupin

Le Parti Vert du Canada

Jacques Grenier

Parti conservateur du Canada

François-Philippe Champagne

Parti libéral du Canada

Sacki Carignan Deschamps

Bloc québécois

Jean-Paul Bédard

Parti Marxiste-Léniniste du Canada

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