Gilles Duceppe constate que «le vent est en train de tourner»

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, livrant... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, livrant un discours sur la terrasse de Boréalis.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Le vent est en train de tourner. Je constate que c'est ce qui est en train de se passer. Au débat, on a prouvé qu'on est le seul parti à défendre les valeurs et les intérêts des Québécois. On va accélérer le tempo d'ici le 19 octobre.»

Voilà le message qu'a voulu laisser, vendredi, Gilles Duceppe à ses dizaines de militants venus l'entendre sur la terrasse de Boréalis à Trois-Rivières, en présence des candidats régionaux et d'anciens députés. Une première visite en région, depuis le déclenchement de la campagne, qui coïncidait avec le lendemain du débat des chefs.

Débarquant dans une Mauricie qui fut balayée par la vague orange en 2011, le leader du Bloc s'est plu à écorcher son adversaire néo-démocrate qui, dit-il, «s'est défilé toute la soirée». «Comme Volks-wagen, Mulcair a un vice caché. Le chef du NPD a un logiciel qui lui permet de changer de discours, selon qu'il parle en français ou en anglais. Dans le projet Énergie Est, il est temps que Tom parle à Thomas», a lancé celui pour qui le Québec devrait décider «qui passe sur son territoire».

Par ailleurs, celui-ci a tenu à préciser que la position de son parti sur le niqab était différente de celle de Stephen Harper «qui n'a pas de problème avec ça, le vote avec le visage couvert ou les services rendus ou reçus dans la fonction publique avec le visage couvert».

Selon lui, ses rivaux sont en rupture complète avec le Québec. Et pour ceux qui parlent d'un enjeu divisif, il fait remarquer que «90 % des Québécois ont la même position que le Bloc» sur le sujet.

De plus, Gilles Duceppe reproche à ses opposants de piger dans la caisse d'assurance-emploi et de ne pas vouloir rétablir le paiement des transferts en santé. «Les chefs du Bloc canadien sont unis», a-t-il ajouté tout en déplorant l'absence de débat sur la culture et la forêt.

Se disant sensible aux conditions de vie des autochtones, le participant à une réunion sur la souveraineté du Québec et des Atikamekws à Opitciwan aurait également aimé «qu'on aille plus loin» sur la question des femmes lors du débat.

Mais le chef bloquiste s'est tout de même félicité d'être parvenu à faire dire clairement au premier ministre sortant que le Canada et l'Arabie saoudite étaient des alliés.

Interrogé par Le Nouvelliste sur la façon d'éviter que des bloquistes votent autrement dans l'espoir de renverser les conservateurs, Gilles Duceppe s'est dit en faveur du vote stratégique qui consiste, dit-il, «à donner le ballon à quelqu'un de notre équipe».

«Aux souverainistes et à tous les Québécois qui veulent que leurs intérêts soient défendus, votez pour le seul parti capable de défendre les intérêts du Québec. Vous pouvez compter sur moi et moi, je compte sur vous», a-t-il déclaré, avant de quitter en direction de Québec.

Au lendemain du débat, les candidats bloquistes Yves Perron, dans Berthier-Maskinongé, et André Valois, de Trois-Rivières, ne tarissaient pas d'éloges à l'endroit de leur chef. Pour eux, Gilles Duceppe a porté avec énergie la voix des Québécois sur les enjeux qui préoccupent aussi les gens de Lanaudière et de la Mauricie. Selon eux, seul le chef du Bloc s'est tenu debout pour protéger la gestion de l'offre, promouvoir l'indépendance du Québec et régler le déséquilibre fiscal.

«Les quatre chefs des partis fédéralistes ont refusé de prendre des engagements clairs sur des questions cruciales, comme de ne pas équilibrer les finances publiques sur le dos des travailleurs en pigeant dans la caisse d'assurance-emploi», a souligné M. Valois.

Et pour son homologue dans Berthier-Maskinongé, Gilles Duceppe a démontré que seul le Bloc québécois se range sans équivoque derrière la vaste majorité des Québécois en demandant que les interactions avec l'État se fassent à visage découvert.

«Pour gagner des votes à Toronto, les partis fédéralistes sont prêts à trahir l'égalité entre les femmes et les hommes. Le Bloc québécois ne fait pas de compromis sur les intérêts et les valeurs du Québec», a conclu M. Perron.

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