Yves Laberge: un militant dans l'âme

Le candidat conservateur dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Yves Laberge.... (Photo: Marc Rochette, Le Nouvelliste)

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Le candidat conservateur dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Yves Laberge.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Pour une deuxième fois en neuf ans, Yves Laberge accepte de représenter le Parti conservateur du Canada. Et comme en 2006, le sociologue de Québec tente sa chance ailleurs que dans sa région natale.

À ses détracteurs qui s'empresseraient de le qualifier de candidat parachuté, l'homme dans la cinquantaine réplique que «ce n'est pas un obstacle en politique fédérale».

«Si je me présentais maire, j'aurais l'air ridicule. Au provincial, ça peut toujours aller. Mais au fédéral, le comté est énorme. Et même si j'habitais ici, quelqu'un va me dire que je ne suis pas du coin», explique-t-il, faisant allusion aux disparités géographiques des différents pôles.

En 2006, il avait expérimenté ce même phénomène dans Montmagny-Charlevoix-Haute-Côte-Nord. Il avait alors perdu aux mains du député bloquiste Michel Guimond, récoltant 32,3 % des voix, derrière le vainqueur (49,1 %).

Il faut dire que ce professeur à temps partiel à l'Université d'Ottawa est un militant dans l'âme, ce qui explique un tel volontariat en sol étranger.

«C'est l'élection de 2004 qui m'a amené à devenir candidat, lorsque que le Parti libéral fédéral a été réélu en plein scandale des commandites alors que je m'attendais à un gouvernement conservateur minoritaire», raconte M. Laberge.

Mais avant d'en arriver à l'action politique, ce fils d'industriel et petit-fils de cultivateur avait d'abord complété des études collégiales en sciences pures avant de se tourner vers un baccalauréat en lettres à l'Université Laval, une maîtrise en études québécoises et un doctorat en sciences sociales. Or, c'est en communication politique qu'il a effectué un post-doctorat.

Travaillant dans le domaine de l'enseignement, il aura longtemps oeuvré dans le secteur des musées. Celui-ci a enseigné l'éducation à la citoyenneté et la sociologie à l'Université du Québec à Chicoutimi avant d'être professeur invité à l'Université d'Aix-en-Provence et à l'Université européenne de Haute-Bretagne à Rennes. Il a aussi donné des cours en études canadiennes à l'Université d'Islande, à Reykjavik.

Par ailleurs, depuis vingt ans, Yves Laberge est chroniqueur et critique de livres pour Cap-aux-Diamants, Revue d'histoire du Québec. Ce dernier a publié plus de 1000 articles, chapitres, notices d'encyclopédies, préfaces et critiques de livres dans une centaine de publications, ici et à l'étranger.

S'il y a quelque chose qui l'attire du côté des conservateurs, c'est cette «rigueur budgétaire dans la gestion». «Et les conservateurs incarnent une forme de nationalisme québécois», confie celui qui ne manque pas de rappeler que son rival bloquiste Louis Plamondon est un ancien conservateur.

Selon lui, les Québécois ont tout essayé: le Parti libéral, le Bloc et le NPD, par sympathie envers Jack Layton, précise-t-il. «Ce que le Québec a fait la dernière fois, ça n'a pas marché. Que d'occasions perdues. Ce sont les conservateurs qui formeront le gouvernement. Ils seront réélus majoritaires. Les gens au Québec ne savent pas l'importance qu'occupe le Parti conservateur dans le Canada anglais. Il faut que le Québec soit plus fort au sein du gouvernement fédéral», affirme-t-il avec conviction.

À son avis, les députés québécois n'ont pas pris toute la place qu'ils pouvaient occuper. «Le comté de Bécancour-Nicolet-Saurel a été oublié sur la scène fédérale, étant toujours dans l'opposition, en dépit du travail infatigable du député Plamondon. Ça ne marche pas toujours d'écrire une lettre à ses adversaires pour leur demander une faveur. Il faut se rapprocher du pouvoir. Le moment est venu pour le comté de se tourner vers un candidat qui va l'amener à l'intérieur du gouvernement», soutient M. Laberge.

C'est néanmoins avec peu de pancartes qu'il entend faire campagne. «Par souci écologique», laissera-t-il échapper. Celui qui voulait «empêcher la pollution» dans les années 70 est d'ailleurs reparti du Resto-Bières Le Thymbré, à Nicolet, en véhicule hybride... à la découverte de sa circonscription.

Priorités

Stimuler le développement par la promotion conjointe (local, provincial, fédéral) et conciliée des projets initiés dans les municipalités.

Rapprocher la circonscription des pôles décisionnels

Profiter de l'élan de développement dans les comtés Environnants

Population: 33 779

Candidats

CLAUDE CARPENTIER, Parti libéral du Canada

LOUIS PLAMONDON, Bloc québécois

NICOLAS TABAH, Nouveau Parti démocratique

YVES LABERGE Parti conservateur du Canada

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