Duceppe et Péladeau s'arrêtent en Mauricie

Les deux chefs de parti ont mis un... (Andréanne Lemire)

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Les deux chefs de parti ont mis un terme à une randonnée de plus de 70 kilomètres sous une chaleur accablante en prenant un bain de foule au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières mercredi en fin d'après-midi.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La vague de chaleur que l'on connaît ces jours-ci fera-t-elle monter la fièvre électorale dans la région? C'est du moins ce que pourrait souhaiter le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, qui entreprenait sa tournée du Québec mercredi en Mauricie. C'est au guidon de son vélo qu'il a choisi de sillonner la province au cours des prochains jours.

Il a d'ailleurs pu compter sur un fidèle acolyte: le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, n'a pas hésité à enfourcher son vélo et à pédaler à ses côtés. De Repentigny à Trois-Rivières, les deux hommes ont parcouru côte à côte un peu plus de 70 kilomètres. Même si la chaleur a été accablante tout au long du parcours, les deux chefs ont qualifié la journée d'«agréable» malgré des pointes de température de plus de 30 degrés Celsius. Les municipalités de Maskinongé, Louiseville, Yamachiche et Trois-Rivières figuraient sur leur parcours mauricien.

Les cyclistes aguerris ont maintenu une vitesse de croisière de plus de 25 km/h. La chaleur a eu raison de Gilles Duceppe qui a profité de la générosité d'Éric Laurendeau, un agent de liaison du PQ, en se permettant une petite baignade dans sa cour arrière à Yamachiche. Le chef du Bloc profitait également de cet arrêt pour procéder à quelques entrevues téléphoniques, mais n'a pu résister à l'attrait du plan d'eau pour y abaisser sa température corporelle.

«C'est ça une campagne! Voir c'est quoi les préoccupations, les désirs, les souhaits des citoyens»

Gilles Duceppe

Les deux chefs se sont découvert une passion commune pour le vélo. Les deux cyclistes ont constaté que la bicyclette constitue le meilleur moyen de prendre le pouls de la population. «C'est ça une campagne! Voir c'est quoi les préoccupations, les désirs, les souhaits des citoyens», a lancé le chef du Bloc au terme de la randonnée qui a pris fin au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières en fin d'après-midi. 

«Le vélo, c'est un sport d'équipe qui demande une bonne entraide dans le peloton», constate quant à lui Pierre Karl Péladeau. C'est d'ailleurs de cette façon qu'ils comptent aborder la campagne électorale fédérale qui devrait débuter sous peu: en équipe, en peloton. 

Car même si la campagne n'est pas lancée officiellement, une certaine fébrilité semble animer la scène fédérale. «Tous les partis sont en campagne officieusement», reconnaît M. Duceppe. «Comme il y a une élection qui s'en vient au mois d'octobre, il est normal de faire toutes les régions du Québec», justifie-t-il. 

Le politicien de 68 ans convoite des sièges importants en Mauricie, mais aussi un peu partout au Québec. Il souhaite faire le poids au Parlement car, comme il le signale, «depuis que le Bloc n'est pas là, on ne parle pas beaucoup du Québec à Ottawa».

Des engagements

À l'heure où les ministres des pays membres du Partenariat transpacifique (PTP) sont réunis à Hawaï, Gilles Duceppe persiste et signe: le gestion de l'offre ne doit pas être sacrifiée dans la signature de cet accord. Le PTP, vu par le Canada comme une porte d'entrée sur plusieurs marchés asiatiques, regroupe douze États autour de l'océan Pacifique. 

Gilles Duceppe espère que la gestion de l'offre sera négociée avant la signature du traité, car il refuse de renoncer au pilier de l'agriculture québécoise. 

«On est le seul parti qui dit qu'il n'est pas question de sacrifier la gestion de l'offre dans les négociations de l'entente PTP. Les autres partis craignent de perdre des votes dans l'Ouest en appuyant l'agriculture québécoise», estime-t-il (voir textes en page 19).

Le chef du PQ a également réagi à la signature prochaine du partenariat. «Quand on négocie un traité international, c'est certain qu'on doit faire des compromis. Mais les compromis se font au détriment du Québec», déplore M. Péladeau.

Une tournée

Les deux hommes enfourcheront de nouveau leur vélo jeudi. Une cinquantaine de kilomètres les attendent alors qu'ils parcourront la distance séparant les villes de Québec et Sainte-Anne-de-Beaupré. 

La région de Charlevoix les accueillera ensuite avant qu'ils ne prennent la direction de Rivière-du-Loup, en voiture cette fois.

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