Ottawa aurait dû aider les victimes de la pyrrhotite, selon Frédéric Laurin

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Frédéric Laurin

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(TROIS-RIVIÈRES) Le gouvernement conservateur aurait eu intérêt à aider les victimes de la pyrrhotite dans le budget présenté mardi, car cette «catastrophe» nuit grandement à l'économie de la région, affirme Frédéric Laurin, professeur d'économie à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

«La pyrrhotite est comme une catastrophe naturelle. Ce n'est pas la faute des gens s'ils ont de la pyrrhotite. Il y a une justification pour intervenir et soutenir l'économie», affirme Frédéric Laurin.

L'économiste soutient que lorsque les valeurs des «maisons tombent à zéro» les municipalités perdent des revenus, ce qui ampute leurs capacités d'investir. De plus, les victimes de cet important vice de construction diminuent drastiquement leurs dépenses de consommation, nuisant du même coup à l'économie régionale. «Il y a vraiment des conséquences économiques importantes. Je pense que les deux niveaux de gouvernement doivent intervenir comme s'il s'agissait d'une catastrophe naturelle», soutient-il.

Frédéric Laurin estime qu'il y a trois «petites mesures» dans le budget qui pourraient aider l'économie de la région. Selon lui, ces mesures se limitent aux crédits d'impôt pour l'exploration minière, à l'allégement fiscal pour les installations de gaz liquéfié et à la prolongation d'un fonds d'innovation pour la transformation dans le secteur des produits forestiers. «Ces mesures pourraient favoriser le projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour et avoir des retombées pour la Mauricie», affirme le professeur d'économie à l'UQTR.

«Mais à part ça, il n'y a rien de vraiment très concret. C'est vraiment des micro-mesures qui pourraient avoir de façon indirecte des conséquences pour la Mauricie.»

Bien que le soutien de 50 millions $ pour les PME exportatrices est jugé «intéressant» par M. Laurin, il estime que les entreprises canadiennes seront nombreuses à se répartir ce montant. «Il faudra voir comment concrètement ça prend forme dans les régions. Ce n'est pas l'argent qui est le problème, mais l'accompagnement des entreprises», croit le professeur de l'UQTR.

Par ailleurs, l'augmentation du plafond de cotisation de 5000 à 10 000 $ pour le CELI démontre une volonté d'augmenter l'épargne des Canadiens, ce qui est une bonne chose, selon lui.

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