Saint-Maurice-Champlain: les conservateurs se lancent dans la mêlée

Au centre, Jacques Grenier, candidat du Parti conservateur... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Au centre, Jacques Grenier, candidat du Parti conservateur du Canada dans Saint-Maurice-Champlain, discute en compagnie de Claude Girard, organisateur du PC pour le Centre-Est du Québec et Jacques Gourde, député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Parti conservateur ne compte pas laisser toute la place aux libéraux et à François-Philippe Champagne dans le comté de Saint-Maurice-Champlain pour la campagne électorale fédérale qui culminera avec l'élection du 19 octobre 2015.

La semaine dernière, au centre communautaire de Saint-Georges, Jacques Grenier a confirmé, devant une quarantaine de partisans, qu'il représenterait à nouveau l'équipe de Stephen Harper. Au cours des dix prochains mois, il promet un intense travail sur le terrain pour convaincre les électeurs de se ranger derrière sa candidature.

Lors de cette assemblée d'investiture, Jacques Gourde, député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, a présenté M. Grenier comme une «personne très courageuse». Effectivement, la bannière conservatrice pique du nez dans Saint-Maurice-Champlain depuis l'élection fédérale de 2006, alors que Martial Toupin avait récolté un peu plus de 16 000 votes. Le nombre d'appuis concrets dans le comté est passé à 11 083 en 2008 avec Stéphane Roof, puis à 8447 avec M. Grenier en 2011.

L'ex-conseiller municipal de Shawinigan compte toutefois sur son impressionnante liste d'implications sociales pour convaincre les électeurs de renverser la tendance. Contrairement à sa première expérience comme candidat du Parti conservateur où il avait été désigné en catastrophe, M. Grenier croit que les dix prochains mois lui donneront le temps de mieux s'établir dans la population. Il est devenu le 23e candidat confirmé par le PC au Québec.

«Je suis un gars de terrain et je fais ma campagne électorale près des gens, comme je l'ai toujours fait», souligne l'ex-policier. «C'est sûr que je ne me promènerai pas en hélicoptère!»

Une allusion à M. Champagne, au sujet de la fameuse photo publiée par le Journal de Montréal en janvier, sur laquelle il apparaissait avec Denis Vincent, un personnage auquel s'est intéressée la commission Charbonneau.

Par contre, le candidat libéral a sérieusement investi le terrain depuis plusieurs mois en préparation de la prochaine élection fédérale. François-Philippe Champagne s'est officiellement lancé en mai dernier.

«Je sais qu'il fait beaucoup de terrain, mais cette personne n'a pas vécu tellement dans la région», indique M. Grenier. «Il a étudié à l'extérieur et c'est correct, mais il n'est pas connu contrairement à moi, qui ai été très impliqué dans plusieurs organisations. Je pense aussi être quelqu'un de très accessible et je crois que ce sera ma force.»

M. Gourde s'attend aussi à des jours meilleurs pour le Parti conservateur au Québec, même si sa formation se débat toujours avec un appui d'environ 15 % dans les sondages.

«La prochaine campagne électorale sera très intéressante», prédit M. Gourde. «Nous avons retrouvé l'équilibre budgétaire, nous avons investi énormément pour les familles. Les Canadiens vont reconnaître que depuis 2006, le Canada est en très bonne position financière. Nous avons une stabilité économique qui est enviée à travers le monde. Les gens ont appris à connaître M. Harper. Après dix ans, ce sera à son tour, au Québec. Nous vous ferons une belle surprise!»

Dans son allocution, M. Gourde a même précisé que les conservateurs visaient entre 17 et 27 circonscriptions au Québec lors du prochain scrutin. Le parti ne compte actuellement que cinq députés à travers la province.

Parmi les participants à cette assemblée d'investiture, notons la présence de Marie-Claude Godue, candidate malheureuse pour le PC en 2006, 2008 et 2011 dans Berthier-Maskinongé, qui ne ferme pas la porte à l'idée de tenter sa chance une nouvelle fois en 2015.

Rappelons que les électeurs de Saint-Maurice-Champlain avaient arrêté leur choix sur la néodémocrate Lise Saint-Denis en mai 2011. Moins d'un an plus tard, elle semait toutefois la consternation en passant chez les libéraux.

Le NPD possède une association dans Saint-Maurice-Champlain et elle est présidée par Claude Larocque, directeur des Services techniques à la Ville de Shawinigan, qui s'était porté candidat pour la même formation en 2006.

Selon lui, au moins deux personnes ont démontré de l'intérêt pour représenter le NPD dans le comté lors de la prochaine campagne électorale. Une assemblée d'investiture pourrait ainsi se dérouler en mars ou en avril.

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