Bloc québécois: «On veut créer un débat»

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Le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, a garanti que son organisation travaillerait d'arrache-pied pour dénicher des candidats de choix dans chacune des circonscriptions du Québec.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les 200 délégués régionaux du Bloc québécois, issus des quatre coins du Québec, étaient chauffés à bloc lors du Conseil général du parti tenu samedi à Shawinigan. L'enthousiasme était particulièrement palpable lorsque le chef non élu, Mario Beaulieu, a fait une entrée fracassante à la tribune sous un concert d'applaudissements.

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Anciennement député de la défunte Action démocratique du Québec dans le comté de Saint-Maurice, Robert Deschamps n'a pas passé inaperçu lors du Conseil général du Bloc québécois. Il a profité de sa présence et de son adhésion récente au parti pour assurer le chef, Mario Beaulieu, de sa pleine et entière collaboration en prévision des prochaines élections fédérales.

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Une atmosphère endiablée qui contrastait certes avec l'aridité du chemin de Damas sur lequel le Bloc chemine depuis sa défaite historique des dernières élections et qui a réduit sa députation à seulement deux personnes, dont Louis Plamondon, député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour. L'autre membre élu, Claude Patry, brillait par son absence. «Il est probablement dans son comté», a tenu à préciser M. Beaulieu sur un ton laconique.

La ferveur des délégués tranchait d'autant plus que, sur le terrain, les candidats potentiels ne se bousculent pas aux portes en prévision des prochaines élections fédérales, qui pourraient avoir lieu avant le mois d'octobre 2015. À Trois-Rivières, par exemple, cinq aspirants avaient été retenus pour faire face au député néo-démocrate Robert Aubin. De ce nombre, un seul figure toujours sur la liste de rappel.

«Depuis belle lurette, on travaille au recrutement de candidats pour Trois-Rivières», souligne Louise Charbonneau, présidente de l'exécutif du Bloc dans la cité de Laviolette. «À l'été nous avions cinq candidats, mais pour différentes raisons, les gens se sont désistés, dont deux parce qu'ils n'acceptaient pas le choix du chef. Un seul est demeuré. On ne dévoilera pas son nom pour l'instant, mais on le voit régulièrement et c'est quelqu'un de très impliqué dans l'organisation.»

Est-ce à dire que l'on assistera, après les Fêtes, à un couronnement bloquiste à Trois-Rivières? La présidente de l'exécutif espère que d'autres personnes se présenteront afin de susciter un débat d'idées. «On est encore à la recherche de candidats», précise Mme Charbonneau. «On souhaite qu'il y ait une investiture. On va faire de la pêche à la ligne. On veut créer un débat et non pas faire un couronnement. Si on est confronté à un couronnement, on le fera, mais on cherche un candidat de valeur pour Trois-Rivières. On veut avoir un choix.»

Dans la même veine, le conseil national du Bloc québécois pourrait-il parachuter un candidat de l'extérieur, excluant derechef toute possibilité de consécration? «On privilégie les candidats de la région», assure catégoriquement Mme Charbonneau. «On ne veut pas avoir des gens parachutés. On veut quelqu'un d'impliqué à Trois-Rivières, parce qu'on a compris que les gens de Trois-Rivières privilégiaient un natif de la région.»

Une position que ne partage pas forcément le chef du Bloc. Selon lui, si un candidat vedette provenant de l'extérieur de la région augmente les chances de crier victoire, le parti ne devrait pas hésiter à l'accueillir dans ses rangs. «Le Bloc québécois est un parti démocratique. On va toujours respecter le choix des exécutifs de comté. Mais si Trois-Rivières est ouvert à recevoir des candidatures dites vedettes, alors on pourra voir.»

Actuellement, 210 Trifluviens disposent de leur carte de membre du Bloc québécois, une cohorte bien inférieure aux 700 membres qui avaient contribué à la dernière campagne. «On espère augmenter», souligne Mme Charbonneau. «On n'espère pas 700 membres, car ce serait utopique, mais on espère augmenter de façon raisonnable.»

«Si ça passait du simple au double, on serait bien heureux», renchérit M. Beaulieu avec optimisme.

Fait à noter, le Bloc québécois pourra compter sur l'appui et l'influence de l'ancien député de la défunte Action démocratique du Québec dans Saint-Maurice, Robert Deschamps, dont la présence n'est pas passée inaperçue lors du Conseil général.

«Je suis nouvellement membre du Bloc québécois», souligne M. Deschamps. «J'ai toujours travaillé pour l'indépendance, comme beaucoup d'autres députés adéquistes. Je reviens donc à mes racines», ajoute-t-il, assurant du même souffle qu'il travaillera surtout comme organisateur et non comme... candidat.

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