Ruth Ellen Brosseau soulagée de rentrer dans sa circonscription

La députée de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau.... (Photo: Sylvain Mayer)

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La députée de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Louiseville) La députée néo-démocrate de Berthier-Maskinongé et porte-parole adjointe en matière d'agriculture, Ruth Ellen Brosseau, se dit soulagée de pouvoir rentrer dans sa circonscription après une fin de session intensive à la Chambre des communes.

«Ces trois dernières semaines à Ottawa, on a travaillé jusqu'à minuit, confie-t-elle. On a partagé des tours de garde. On a vraiment vu un gouvernement fatigué aux prises avec plusieurs scandales. Je suis contente que ce soit terminé et de revenir ici au bureau reprendre le travail avec mes collègues», confie celle qui compte participer à plein de festivals cet été, à commencer par l'ouverture de l'Exposition de Trois-Rivières.

Comme son collègue Robert Aubin, elle affirme avoir un «gros plan d'action pour l'été» et veut rencontrer les élus municipaux de sa circonscription et le plus de citoyens possibles. C'est ce qu'elle a fait en organisant une fête dans le cadre de la Fête du Canada et où près d'une centaine de personnes sont venues manger le gâteau de circonstance. «Je veux rencontrer les principaux acteurs et aussi les entreprises et les agriculteurs.»

Comme ses collègues de la chambre, la députée de Berthier-Maskinongé constate dans son bureau de comté le résultat des coupes chez les ministères dont les missions touchent directement les citoyens. Son bureau est parfois débordé par les demandes d'assistance de contribuables qui doivent faire affaire avec Ottawa pour l'assurance-emploi, le programme Nouvel horizon, l'immigration, l'impôt et plusieurs autres programmes et qui n'arrivent pas à obtenir de réponses des ministères.

«On encourage ces gens tout en tentant de faire connaître les programmes auxquels ils ont droit. On les accompagne et on fait un suivi. On voit vraiment les conséquences des coupures. On a beaucoup d'achalandage au bureau. Le gouvernement conservateur coupe partout mais nous, ici, nos budgets n'augmentent pas. C'est frustrant. Heureusement, on voit la différence qu'on peut faire dans la vie de quelqu'un.»

Avec ses collègues députés, Mme Brosseau a d'ailleurs organisé plusieurs séances d'information entre autres sur la réforme de l'assurance-emploi et auxquelles ont participé beaucoup de personnes.

Par ailleurs, la députée estime que les deux premières années de son mandat ont passé rapidement et elle se prépare dès maintenant pour la prochaine élection, car elle sera candidate.

«À Ottawa, on est un peu dans une bulle, résume-t-elle. J'aime être dans mon comté, sur le terrain et discuter avec les gens qui me parlent de différents enjeux, de transparence dans la gouvernance et de ce qui se passe au Sénat. J'aime avoir cette interaction.»

À titre de porte-parole adjointe en agriculture, Mme Brosseau rappelle qu'elle est intervenue à plusieurs reprises au cours de l'année sur la question de la sécurité alimentaire à la suite du plus grand rappel de viande contaminée qu'ait connu le Canada.

«Et ça, c'est à cause des coupures des conservateurs à l'Agence canadienne de contrôle des aliments, soutient-elle. On s'est battu pour que les inspecteurs obtiennent les ressources nécessaires pour faire leur travail. La sécurité alimentaire, on ne touche pas à ça!», déclare-t-elle avec conviction.

Peu au fait des derniers chiffres sur le chômage et l'aide sociale dans la région de Trois-Rivières, la députée rappelle qu'elle n'en a pas moins mené avec ses collègues la campagne «Nos régions abandonnées» qui mettait en lumière l'impact négatif des politiques conservatrices. «Le gouvernement a besoin de repenser sa vision pour les régions», conclut-elle.

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