L'agrile du frêne n'est toujours pas à Trois-Rivières

L'agrile du frêne n'a pas encore été aperçu... (Archives La Presse)

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L'agrile du frêne n'a pas encore été aperçu à Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières retient son souffle. L'agrile du frêne n'a toujours pas été dépisté sur son territoire, cet été. Le ravageur est attendu d'une année à l'autre, toutefois, mais une nouvelle arme expérimentée dans d'autres villes présentement offre un espoir de sauver ces arbres majestueux de l'abattage.

Il s'agit d'un champignon indigène du nom latin de Beauveria bassiana.

Des pièges contenant ce champignon sont placés dans la cime des arbres. Au contact du champignon, les agriles meurent en quelques jours.

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L'agrile du frêne n'a pas encore été aperçu à Trois-Rivières.

François Gervais

Après Montréal, en 2015, c'est au tour de la Ville de Laval de faire un projet-pilote, cet été, afin de lutter contre le redoutable ravageur à l'aide de ce champignon.

Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, indique que les experts de la Ville suivent cette expérience de très près et s'intéressent aussi à tous les moyens expérimentés présentement pour mettre fin aux ravages de l'agrile. 

«La seule autre option serait d'abattre les arbres», fait-il valoir. Comme quoi ces expériences ont une grande importance.

«On parle avec les villes qui ont ce problème», assure-t-il. «On suit ça de très près.»

Trois-Rivières a cessé de planter des frênes dès que l'agrile s'est installé au Québec.

Un inventaire de tous les frênes situés sur les terrains de la Ville devrait être complété d'ici la fin de l'automne. Du même coup, Trois-Rivières veut voir combien de citoyens en ont.

Pour l'instant, il n'y a pas de chiffres préliminaires, «mais on sait qu'il y en a plusieurs, car c'est un arbre qui était très prisé», fait valoir M. Toutant. À titre comparatif, Laval en compte plus de 10 000.

Selon le ministère des Ressources naturelles du Canada, l'agrile du frêne a été détecté pour la première fois au Canada en 2002. Il a fait son apparition en Montérégie, au Québec, en 2008, puis en 2011 à Montréal et en 2013 à Terrebonne.

Même si l'espoir de contrôler le ravageur est bon, la Ville analyse néanmoins les conséquences d'un abattage de masse de cette espèce sur son territoire. 

«On est en train de voir si l'on peut utiliser le bois, en faire des planches. Ça pourrait servir à certaines organisations», dit-il.




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