Projet d'oléoduc Énergie Est: la MRC de Maskinongé raffermit sa position

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La MRC de Maskinongé durcit le ton concernant le projet d'oléoduc Énergie Est. La MRC s'appuie sur la position de la Fédération québécoise des municipalités pour demander le respect de trois conditions de la part de TransCanada si le promoteur veut aller de l'avant avec son projet.

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Comme elle l'a fait en août 2014 avec une première résolution, la MRC de Maskinongé continue de dire qu'elle n'est ni pour ni contre la réalisation de l'oléoduc. Mais si TransCanada ne satisfait pas aux demandes établies par la FQM, c'est un non catégorique. La résolution d'appui à la position de la FQM, adoptée à l'unanimité mercredi soir par la table des maires de la MRC de Maskinongé, indique que TransCanada doit bonifier son fonds de réserve de un à cinq milliards de dollars visant à faire face à une éventuelle catastrophe causée par l'oléoduc. La compagnie doit préparer et fournir un plan de mesures d'urgence afin de protéger les sources d'eau potable à risque d'être contaminées par une fuite du tuyau. Finalement, la résolution demande le remplacement de l'Office national de l'énergie et la mise sur pied d'une organisation crédible qui sera responsable de réglementer et d'étudier les projets de pipeline, dont celui de TransCanada.

Selon Robert Lalonde, les conditions émises dans la résolution de la FMQ sont très claires.

«C'est voulu. Dans notre MRC, personne n'avait l'expérience de travailler avec les compagnies gazières. On a trouvé cette expertise et cette expérience à la MRC de Vaudreuil-Soulanges qui travaille avec ces compagnies. La MRC considère avoir été mal servie par ces compagnies. J'ai personnellement dit à une rencontre de la FQM qu'il fallait regarder ce que la MRC de Vaudreuil-Soulanges avait à dire. La FQM a sorti cette résolution et elle a été adoptée à l'unanimité», indique le préfet de la MRC de Maskinongé.

D'après M. Lalonde, l'expertise acquise au fil des derniers mois démontre que ces entreprises ne respectent pas toujours les lois et que l'Office national de l'énergie est incapable de les faire respecter.

«C'est pour ça qu'on veut un nouvel organisme de surveillance. Dans sa résolution, la FQM mentionne que le rapport de la commissaire à l'environnement et au développement durable sur la surveillance des pipelines publiés à l'automne 2015 a relevé des lacunes importantes dans l'application de la réglementation en vigueur au sein de l'Office national de l'énergie. On demande de la crédibilité pour l'organisme qui va gérer tout ce qui concerne l'énergie. On veut un organisme indépendant. Il faut faire maison nette», croit M. Lalonde.

Ce dernier estime que l'appui de la MRC de Maskinongé à la position de la FQM va permettre à tout le monde de profiter de la force du groupe.

«Cet appui vient renforcer notre résolution d'août 2014. On joue de grosse prudence et le contenu de la résolution exprime cette prudence. On comprend que ce sont des entreprises privées où le souci de l'argent est important. Et c'est correct. Mais il ne faut pas que ça se fasse au détriment de la collectivité», soutient le préfet qui croit qu'avec ces conditions, le projet n'est pas à la veille d'être réalisé.

Réaction positive des opposants

Comme il le fait depuis plus de deux ans, le Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de Maskinongé était présent à la rencontre du conseil des maires, mercredi. Le porte-parole Pierre Foisy considère cette résolution comme étant un pas dans la bonne direction. «On veut bien s'approprier le contenu de la résolution de la FQM avant d'émettre une opinion finale, mais on est capable de dire que c'est une démarche intéressante et positive.»

M. Foisy sait très bien que l'indépendance de l'Office national de l'énergie a été critiquée au cours des derniers mois. Il rappelle que l'idée du fonds de 5 milliards de dollars a été formulée dans certains mémoires présentés lors de consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Mais il s'interroge sur le procédé à établir pour garantir qu'une telle somme sera disponible advenant une catastrophe.

«Comment va être géré le fonds de 5 milliards? Est-ce que ce sera fait par TransCanada ou bien l'argent sera placé dans un compte en fiducie? Ces conditions ne sont pas émises. Si un problème arrive, TransCanada pourrait déclarer faillite et les citoyens seraient pris avec le problème», souligne M. Foisy, en soulignant que le comité est toujours fermement opposé à ce projet.




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