Les maringouins profitent des inondations

Les maringouins et l'eau font bon ménage.... (Francois Gervais, Le Nouvelliste)

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Les maringouins et l'eau font bon ménage.

Francois Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pluies incessantes et inondations font bon ménage avec les moustiques. Quand toute cette eau baisse, comme c'est le cas depuis quelques jours, il peut rester pas mal de flaques d'eau ici et là. Or, «les eaux stagnantes font de beaux moustiques», rappelle Richard Vadeboncoeur, porte-parole de GDG Environnement.

Étant donné le climat d'avril et du début de mai, au Québec, «il y a davantage d'hectares, de superficies à traiter, car plus de zones ont été inondées et il y a plus de mares d'eau stagnante en forêt. On doit donc faire appel à tout notre monde et utiliser davantage notre flotte aérienne pour des zones qui sont très profondes ou difficile d'accès» dans les municipalités qui sont à contrat avec l'entreprise, explique-t-il.

En temps normal, beaucoup de ces secteurs sont accessibles à pied, dit-il, «mais dans les zones riveraines, il y a tellement d'eau qu'on n'est pas capable de circuler à pied. On est obligé d'utiliser les hélicoptères et les avions de GDG», ajoute-t-il.

Richard Vadeboncoeur indique que le produit épandu par GDG du haut des airs est tout à fait bénin, sauf pour les larves de moustiques.

Il s'agit de particules de maïs imprégnées de Bti, un larvicide réputé sans danger pour l'humain, la faune ou la flore. La forme granulaire de l'épandage permet d'atteindre plus facilement l'eau stagnante sous la canopée, explique le porte-parole de GDG Environnement.

Le traitement au Bti, qui fut développé il y a une trentaine d'années à l'Université du Québec à Trois-Rivières, permet une réduction de 80 % à 90 % des maringouins sans nuire à l'environnement.

«On devrait avoir les mêmes chiffres un peu partout, cette année, sauf exceptions très rares. C'est juste qu'on doit redoubler d'efforts pour augmenter les secteurs de traitement», indique M. Vadeboncoeur.

L'entreprise basée à Trois-Rivières, qui oeuvre un peu partout au Québec et en Ontario dans le contrôle écologique des insectes piqueurs, reçoit ces jours-ci des demandes de municipalités désireuses de faire traiter leur territoire afin d'atténuer la quantité de maringouins qui commencent à se pointer alors que l'eau se retire.

L'arrivée de cette nouvelle clientèle est certes alléchante, mais l'entreprise ne peut exécuter ce genre de contrat, indique M. Vadeboncoeur. «On trouve ça intéressant, mais tristement, on doit rappeler aux gens que ce sont des programmes qui se mettent en place plusieurs mois à l'avance, et ce, pour plusieurs raisons», dit-il.

GDG doit en effet obtenir un processus d'autorisation du ministère de l'Environnement, Faune et Parcs pour effectuer ses travaux. «Ça nous prend un certificat d'autorisation pour chacun de nos mandats», dit-il. Or, «la demande prend jusqu'à quelques mois. On ne peut donc jamais intervenir comme des pompiers», fait-il valoir.

«Puis il y a toute la géomatique à préparer et les commandes de produits et l'affectation du personnel», ajoute-t-il. «Il faut aussi engager des gens.»

L'avenir dira si les détestables moustiques séviront autant que prévu dans les municipalités inondées qui ne bénéficient pas, cette année, de traitements pour en limiter la prolifération.




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