Agrile du frêne: Trois-Rivières en mode alerte

L'agrile du frêne n'a pas encore été observé... (Francois Gervais)

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L'agrile du frêne n'a pas encore été observé à Trois-Rivières, qui prend tout de même certaines mesures en vue de son arrivée.

Francois Gervais

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières se place en mode alerte à l'approche, qui semble désormais incontournable, de l'agrile du frêne. Cet insecte qui a, à ce jour, forcé la coupe de milliers d'arbres dans de nombreuses municipalités du Québec, n'est toujours pas arrivé à Trois-Rivières, une situation qui pourrait toutefois rapidement changer lorsqu'on observe la progression de cette espèce envahissante.

Déjà, depuis cinq ans, la Ville a installé des pièges sur plusieurs de ses frênes afin de détecter si l'insecte avait fait son arrivée chez nous. Cet été, les autorités municipales procéderont par ailleurs à une campagne de recensement des frênes qui se trouvent actuellement sur des terrains privés, afin de pouvoir renseigner les citoyens et leur proposer des mesures si cet insecte devait faire son arrivée dans les prochains mois.

Mercredi, une soixantaine de spécialistes de partout au Québec étaient d'ailleurs réunis pour discuter de la problématique de l'agrile du frêne, qui s'attaque spécifiquement à cette essence d'arbre, forçant les municipalités à devoir procéder à la coupe des arbres pour pouvoir enrayer le phénomène. Les spécialistes ont notamment discuté de la valorisation du bois des arbres qui devront être coupés, ainsi que des avancées de la lutte biologique à l'agrile du frêne.

«À ce jour, il n'existe pas encore de solution miracle pour se débarrasser de l'agrile du frêne. Pour le moment, la seule mesure qui fonctionne parfaitement est de procéder à la coupe des arbres», remarque le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

Déjà, à Montréal ce printemps, plusieurs arbres ont dû être coupés dans de nombreux quartiers pour enrayer la problématique. L'an dernier, la Ville de Montréal avait dû procéder à l'abattage de plus de 4000 arbres sur son territoire.

Le phénomène avait d'abord été observé en Ontario avant de traverser vers l'Outaouais il y a quelques années. L'insecte semble désormais faire tranquillement sa route vers l'est. À la fin de l'été dernier, des cas ont été observés dans la région de Sorel, ce qui laisse croire aux autorités municipales qu'il faudra s'attendre à son arrivée éventuelle dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

À Trois-Rivières, sur les terrains appartenant à la Ville, on recense 1900 frênes, ce qui représente tout près de 10 % de tous les arbres situés sur des terrains publics. Le recensement des frênes situés sur des propriétés privées cet été permettra à la Ville de penser à certains outils de communication nécessaires si jamais l'insecte devait arriver dans le coin. 

«On veut pouvoir aider les citoyens pour savoir quoi faire lorsque le problème se présente», évoque M. Toutant, qui reconnaît que pour le moment, la coupe semble le seul moyen mis de l'avant. Or, des rencontres telle que celle tenue mardi à Trois-Rivières permettront peut-être d'élaborer certaines solutions à plus long terme. «Est-ce qu'on va trouver une solution miracle avant que ça nous touche? Ce serait évidemment l'idéal», croit Yvan Toutant.

En attendant, la Ville ne priorise plus les frênes lorsque vient le temps de procéder à de la plantation d'arbres, et préfère se tourner vers d'autres essences.




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