Gaz de schiste: «Non aux projets pilotes»

La porte-parole du CCRB, Nicole Racine, a participé... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La porte-parole du CCRB, Nicole Racine, a participé plus d'une fois aux exercices de consultation sur le gaz de schiste.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) C'est au tour du comité de citoyens responsables de Bécancour (CCRB) de dire non à tout projet pilote entourant le gaz de schiste, en réaction aux projets d'extraction évoqués par la société Questerre.

«Une seule option est envisageable, soit un moratoire permanent», a indiqué sa porte-parole, Nicole Racine.

Selon elle, Bécancour n'a pas besoin d'une autre source de pollution majeure alors que, dit-elle, le dossier des terres contaminées est loin d'être clos. Le CCRB se demande «comment trois ministres ont-ils pu se contredire à de multiples reprises et conserver leur crédibilité», faisant allusion à Philippe Couillard, David Heurtel et Pierre Arcand.

«Comment ces trois messieurs ont-ils pu réussir à aplanir tous les obstacles possibles pour mettre à la disposition des compagnies gazières nos terres, les plus fertiles et récréatives, les boisés, nos eaux de surface et celles de nos aquifères? La réponse? Imposer le bâillon et faire de telles pirouettes que le peuple n'y voit plus clair, trop étourdi à essayer de les suivre», affirme Mme Racine.

À son avis, l'objectif était évident. «Par l'adoption de lois laxistes, notre gouvernement a déroulé le tapis aux pétrolières et aux gazières, une invitation à forer et fracturer notre sol. Ça y est, les lois mises en vigueur contre toute volonté citoyenne permettront aux fonctionnaires de délivrer les permis en toute bonne conscience», fait-elle remarquer.

Le comité souligne que pourtant, la majorité des citoyens et un nombre croissant d'investisseurs voient plus loin que l'exploitation du gaz et du pétrole et se tournent déjà vers les technologies de l'avenir.

«Par leur contribution bénévole à plusieurs BAPE, à une évaluation environnementale stratégique et à des consultations du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, les opposants à la fracturation ont acquis une large somme de connaissances sur les méfaits de cette technologie à court et long termes», soutient Mme Racine.

«Nos voisins du sud ont des centaines de milliers de puits et les études récentes basées sur les nombreuses années d'exploitation démontrent que la santé de la population est mise à mal, que les eaux finissent par être contaminées et le sol par trembler. Que pourrait apporter de plus un projet pilote? Si ce n'est qu'un pied dans la porte?», renchérit-elle.

«Les quelques redevances qu'on nous fait miroiter valent-elles la baisse de la valeur des maisons voisines, les stress sociaux inévitables dans nos communautés et la perte de la ressource destinée à prendre de la valeur, soit l'eau? Riches d'une ressource relativement abondante et souvent gratuite, nous pourrions devenir des porteurs et acheteurs d'eau, d'une eau devenue rare et coûteuse», prévient le comité.

Ce dernier indique que sept Québécois sur dix ne veulent pas de cette industrie «et les Bécancourois s'opposent dans la même proportion».

«Nos élus locaux, de Bécancour et de la MRC ont clairement affirmé leur opposition à la loi 106. Relevons-nous. Il est encore temps de racheter les droits accordés à un coût ridicule par un précédent gouvernement libéral. Osons négocier le départ de toutes les entreprises gazières et pétrolières. Le coût final pour la société n'en sera que plus avantageux. Tant qu'à investir l'argent des contribuables, que ce soit pour mettre fin à la convoitise de cette industrie plutôt que pour la soutenir», conclut Mme Racine.

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