Terres contaminées: «évaluer la meilleure solution»

Le ministre de l'Environnement. David Heurtel, a répondu... (Stéphane Lessard)

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Le ministre de l'Environnement. David Heurtel, a répondu à de nombreuses questions des journalistes, vendredi matin, concernant un site contaminé du chemin Louis-Riel à Bécancour.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Bécancour) Se disant bien au fait des terres contaminées situées à Bécancour, le ministère de l'Environnement affirme mettre tout en oeuvre pour trouver une solution d'ici le printemps afin de corriger une situation qualifiée de «complexe» par le ministre David Heurtel.

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Les terres contaminées sont situées sur le chemin Louis-Riel.

Présent à Bécancour vendredi matin pour annoncer la participation du gouvernement du Québec dans le projet de l'entreprise PureSphera, David Heurtel a eu droit à tout un accueil de la faune médiatique. Le ministre de l'Environnement a dû réagir au reportage du Journal de Montréal indiquant qu'un ancien site industriel du chemin Louis-Riel laisse fuir près de 200 000 tonnes de matières toxiques depuis 10 ans. Ce site qui a déjà été occupé par l'usine Recyclage Aluminium et Alsa Aluminium contiendrait une douzaine de cellules d'enfouissement renfermant quelque 368 000 tonnes de résidus considérés comme des matières dangereuses.

Selon un rapport d'inspection, les cellules ne sont plus étanches et les résidus réagissent lorsqu'ils entrent en contact avec l'eau souterraine. Le tout dégage des gaz toxiques et inflammables. De plus, on note que les eaux contaminées coulent dans le réseau hydrographique de Bécancour.

Depuis 2009, le ministère travaille à comprendre les lieux et réaliser différentes études. Selon David Heurtel, le ministère de l'Environnement a été proactif dans ce dossier.

«C'est une situation complexe. On parle de déchets enfouis, il faut comprendre le site et ça prend du temps. Il faut savoir ce qui doit être fait. Il faut évaluer la meilleure solution», note M. Heurtel, qui a appris cette histoire en la lisant dans ce quotidien montréalais.

Le ministère de l'Environnement est au courant de la situation depuis 2004. Selon le ministre Heurtel, des démarches ont même été entreprises par les anciens exploitants des lieux.

«De 2003 à 2009, l'entreprise voulait prendre des mesures pour décontaminer le site, le ministère a accompagné l'entreprise. Mais la responsabilité première (de décontaminer) revient à l'entreprise», déclare M. Heurtel.

Pour ce point de presse, M. Heurtel était accompagné de deux fonctionnaires de la direction régionale du ministère de l'Environnement. Selon Cynthia Provencher, une étude hydrogéologique a été réalisée pour déterminer l'ampleur de la contamination.

«Le ministère est au fait de la contamination. Des études ont été faites pour la sécurisation du site. Les résultats de l'étude démontrent que la contamination pour les eaux souterraines, dans 20 ans, migre au maximum à 700 mètres des lieux», constate Mme Provencher directrice adjointe à l'analyse et à l'expertise.

Valérie Grandmont, directrice régionale par intérim au contrôle environnemental, mentionne que le ministère a commandé cet automne la réalisation d'une étude de faisabilité concernant l'aménagement d'une cellule de stockage à sécurité maximale.

«L'étude va démontrer si ce scénario est envisageable. Mais c'est un des scénarios envisagés. Les résultats de l'étude seront connus en mars 2017 et le ministère va choisir les actions pour sécuriser les lieux.»

Peu importe la solution retenue, le gouvernement devra mettre la main dans sa poche. Plusieurs dizaines de millions de dollars seront assurément requis afin de corriger la situation.

«On va prendre toutes les mesures pour faire payer les responsables», déclare David Heurtel, qui se promet d'éclaircir la question de la propriété des lieux qui auraient été vendus à deux reprises depuis 2009.

Martel croit Heurtel

Donald Martel croit David Heurtel lorsque ce dernier affirme ne pas avoir été mis au courant de ce dossier avant vendredi matin. Le député de Nicolet-Bécancour croit aussi que le ministre de l'Environnement a maintenant le devoir de clarifier la situation concernant les agissements de son ministère.

«Il y a une période de sept ans où il ne s'est à peu près rien passé. L'eau s'écoulait jusqu'au fleuve! Il y a des gens qui n'ont pas fait leur travail. Il y a une faute à son ministère. Je trouve ça anormal. Le ministère de l'Environnement bloque des projets municipaux ou d'entrepreneurs pour trois grenouilles. Et pendant ce temps, il arrive une situation comme celle-là.»

Jean-Guy Dubois a lui aussi appris la situation par les médias. Selon le maire de Bécancour, il faut laisser le temps au ministère de l'Environnement de faire son travail.

«On réagira quand on aura les tenants et aboutissants.»

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