Bioblitz: des centaines d'espèces répertoriées

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Julie Adams, spécialiste en environnement à la Ville de Trois-Rivières, Serge Bournival, coordonnateur au développement durable ainsi que le conseiller municipal Pierre-A. Dupont.

Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières a souligné les cinq ans de son initiative «Bioblitz», mercredi matin, en dévoilant les résultats recueillis au cours des cinq dernières années de cet inventaire des milieux naturels à Trois-Rivières.

La démarche se veut avant tout un inventaire écologique de différents milieux naturels du territoire trifluvien. L'objectif visé par les scientifiques et les bénévoles qui se prêtent chaque année à l'exercice est d'identifier un maximum d'espèces animales et végétales dans un lieu donné, et ce, en un temps très limité, variant généralement de 12 à 24 heures.

«Depuis les cinq dernières années, nous avons pu récolter des milliers de données qui sont maintenant disponibles pour tous les intervenants du milieu. Le but est évidemment de faire connaître les milieux naturels, mais on a constaté au fil du temps que ça générait aussi un sentiment d'appropriation de la population.

Les citoyens sont mieux renseignés et ils se font les gardiens des milieux naturels. Ils sont davantage portés à les fréquenter et à les préserver», note Julie Adams, spécialiste en environnement à la Direction de l'Aménagement, de la gestion et du développement durable du territoire à la Ville de Trois-Rivières. 

Depuis 2012, les rivières Milette, aux Sables ainsi que les ruisseaux Saint-Charles, Baromé, Ogden et Lachapelle ont été étudiés dans le cadre des Bioblitz. Chaque année, ce sont plusieurs centaines d'espèces animales et végétales qui ont été répertoriées dans les différents milieux.

En juin 2016, l'étude des ruisseaux Ogden et Lachapelle, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, a permis de recenser 549 espèces différentes, dont 350 sortes d'insectes, 142 variétés de plantes, 26 espèces d'oiseaux de même que des mammifères, amphibiens et poissons.

Les scientifiques ont d'ailleurs pu repérer notamment des couleuvres vertes ainsi que des salamandres sombres du nord, deux espèces considérées comme étant potentiellement menacées. Des colonies de fourmis très rares ont aussi été répertoriées.

L'activité devrait être de retour l'an prochain, et la Ville songe à tenir le Bioblitz à l'île Saint-Quentin.

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