Les déchets reprennent le chemin de Saint-Étienne-des-Grès

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Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques a émis le certificat autorisant l'enfouissement de déchets au site de Saint-Étienne-des-Grès.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La saga entourant le site d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès est chose du passé. La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie a finalement obtenu le certificat d'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques afin d'y enfouir les déchets provenant des quatre coins de la Mauricie.

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Le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, René Goyette.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Les camions des éboueurs reprendront donc le chemin de Saint-Étienne-des-Grès dès lundi matin. Ils se rendaient plutôt au site d'enfouissement de Champlain depuis quelques semaines étant donné que la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM) n'avait pas encore terminé les travaux de mise aux normes exigés en juin dernier par le ministère.

Ces travaux avaient comme objectif de canaliser et brûler le gaz qui émane des cellules d'enfouissement qui occasionnait des fortes odeurs. Les résidents de Saint-Étienne-des-Grès et des environs sont d'ailleurs exaspérés par ces rejets nauséabonds.

Le président de la RGMRM, René Goyette, s'est dit extrêmement heureux que cette saga soit finalement terminée lorsque Le Nouvelliste s'est entretenu avec lui en fin de journée jeudi. Il n'a d'ailleurs pas hésité à qualifier ce dossier du plus difficile qu'il a eu à gérer en 25 ans de carrière en politique.

«Souvent, les gros dossiers comme ceux-là sont laborieux et lourds. Ça a demandé beaucoup d'énergie à tout le monde. Mais maintenant nous pouvons tourner la page. Il y a de grands défis qui s'en viennent pour la Régie. Nous allons commencer à parler de l'avenir. Mais il fallait régler ça avant», a indiqué M. Goyette.

Le président a ajouté que la très bonne collaboration du député de Maskinongé, Marc H. Plante, a permis de faire avancer ce dossier, qui se retrouvait dans une impasse l'été dernier.

«Je dois le remercier pour sa persévérance et son écoute. Il a apporté une contribution exemplaire dans ce dossier-là. Je n'ai que des éloges à faire à son égard. Pour moi, c'est ça un vrai député», a lancé celui qui agit également comme conseiller municipal à Trois-Rivières.

La démarche entreprise par la Régie qui fait l'objet du certificat d'autorisation vise à réduire de 30 % la superficie occupée au sol par des cellules d'enfouissement. Elle entraînera des économies de l'ordre de 20 millions de dollars et permettra des gains environnementaux.

Des études réalisées dans le cadre de l'analyse du dossier ont permis, aux dires de la Régie, de démontrer que l'exploitation d'un lieu d'enfouissement sur une superficie moindre réduisait notamment les émissions de biogaz.

Bien des rebondissements

Ce dossier a défrayé la manchette à plusieurs reprises au cours des derniers mois, voire des années. En plus d'avoir forcé la Régie à rediriger à deux reprises les déchets vers le site d'enfouissement de Champlain, qui lui appartient toujours mais qu'elle loue à l'entreprise Services Matrec, cette saga est à l'origine de frictions entre la Régie et la Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès. 

En 2014, la RGMRM avait demandé de pouvoir modifier la géométrie de la cellule numéro 4 plutôt que de construire une cinquième cellule au coût de 20 millions de dollars. Saint-Étienne-des-Grès s'y était opposée, craignant que des odeurs se dégagent de l'endroit.

Le président de la Régie, entouré des maires et préfets de la région, avait fait une sortie publique en mai dernier au cours de laquelle il brandissait la menace de ne pas procéder à la collecte des déchets à compter du début du mois de juin car la Régie n'avait plus d'espace pour les enfouir.

Il déplorait que le ministère tardait à émettre le certificat d'autorisation. La Régie avait finalement décidé d'envoyer les ordures au site de Champlain pour une première fois.

Le ministère avait par la suite décidé d'émettre un certificat d'autorisation temporaire de quatre mois afin de permettre à la RGMRM de se conformer à ses exigences. Le site de Saint-Étienne-des-Grès a donc pu être utilisé jusqu'en septembre, mais la Régie a dû à nouveau se tourner vers celui de Champlain lorsque le certificat temporaire est devenu caduc.

Lors d'un passage à Trois-Rivières en septembre, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait annoncé en personne l'émission du certificat d'autorisation permanent, à condition que les travaux au site d'enfouissement soient réalisés.

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