Projet d'oléoduc: esprit de mobilisation

France Guimond et Jean Breton.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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France Guimond et Jean Breton.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est dans l'esprit d'informer les gens et de les mobiliser contre le projet d'oléoduc qu'une rencontre populaire a été tenue mercredi à l'organisme Comsep de Trois-Rivières.

Cet organisme communautaire ne fait pas de cachette concernant sa position face au projet de TransCanada. Comsep est contre l'oléoduc.

«On considère que le projet représente un danger pour l'eau potable. Et contrairement au dossier de Gentilly-2, qui avait des emplois, il n'y a aucun avantage économique au Québec avec le projet d'oléoduc. On veut que les gens soient informés», déclare Sylvie Tardif, directrice de Comsep.

Pour l'occasion, Comsep avait invité France Guimond, membre du Comité de vigilance hydrocarbures de Trois-Rivières, et Jean Breton, agent d'information et d'animation de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie. La SSJB a déjà manifesté son opposition au projet d'oléoduc, en avril 2015. Selon M. Breton, ce projet présente trop d'inconvénients majeurs pour être acceptable.

«Une de nos principales sources d'eau à Trois-Rivières est proche du tracé de l'oléoduc. C'est une de nos préoccupations principales (en cas de fuite). Et on parle d'une création de 2000 emplois durant la construction, qui va durer un an ou deux, mais de 33 emplois par la suite. Ce serait plus avantageux d'investir dans l'énergie verte pour la création d'emplois», croit M. Breton.

La SSJB était sortie sur la place publique il y a un an et demi pour susciter des réactions au sein de la population mauricienne. L'opposition s'est vivement manifestée du côté de la MRC de Maskinongé, mais très peu encore au sein du territoire de Trois-Rivières.

«C'est vrai, reconnaît Sylvie Tardif. Les gens ne sont pas au courant tant que ça. C'est pour ça qu'on a sensibilisé les gens. Avec la conférence, ils en savent plus.»

Selon France Guimond, le temps est plus que venu pour les opposants de se faire entendre, alors que les travaux pour l'adoption de la loi 106 progressent.

«On est en train de se faire déposséder de nos compétences municipales et de nos statuts de propriétaire. La loi 106 a prépondérance sur le droit à la propriété, ce qui fait qu'on n'a pas grand-chose à dire. Ce qui reste est un léger pouvoir de négociations. Il y a des enjeux importants, autant sociaux qu'environnementaux.»

France Guimond est d'avis qu'une activité comme celle organisée mercredi par Comsep, à laquelle plus de 50 personnes ont assisté, aide au bien-être de la conscience citoyenne et à l'exercice démocratique.

«Il faut se réveiller et dire qu'on n'est pas d'accord. Il faut sortir maintenant, car il est minuit moins une», craint-elle.

Les opposants veulent déposer au gouvernement une pétition contre le volet des hydrocarbures du projet de loi 106, question de «garder notre santé démocratique», affirme France Guimond. 

Comsep invite d'ailleurs ses gens à signer cette pétition d'opposition.

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