Énergie Est poserait aussi des risques pour la côte Atlantique

Près de 300 pétroliers partiront annuellement du terminal de... (photo Edgar Su, archives REUTERS)

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Près de 300 pétroliers partiront annuellement du terminal de Saint John au Nouveau-Brunswick et prendront la mer pour la côte est américaine, et éventuellement l'Europe et l'Asie.

photo Edgar Su, archives REUTERS

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
OTTAWA

Un groupe environnemental américain tire la sonnette d'alarme sur la forte augmentation du nombre de pétroliers dans l'océan Atlantique que provoquerait la construction du pipeline Énergie Est.

Jusqu'à présent, les inquiétudes des opposants au projet d'oléoduc de la compagnie TransCanada (TSX:TRP) ont surtout tourné autour des risques de ruptures qui pourraient contaminer les sols et les approvisionnements en eau potable au Canada.

Mardi, le Natural Resources Defence Council (NRDC), associé à plusieurs autres groupes américains et canadiens, a dévoilé un rapport portant sur le chemin que prendra le pétrole brut après être arrivé au terminal pétrolier de Saint John au Nouveau-Brunswick. Ainsi, près de 300 pétroliers par an prendront la mer pour la côte est américaine, et éventuellement l'Europe et l'Asie.

Ces immenses bateaux - certains ayant une capacité de 130 piscines olympiques - pourraient mettre en péril des espèces marines déjà fragilisées. La baie de Fundy serait particulièrement en danger.

Qui plus est, le type de pétrole transporté, soit du brut mêlé à un diluant, serait extrêmement difficile à nettoyer en cas de déversement. La technologie actuelle ne le permet pratiquement pas, signale le rapport.

En conférence de presse, Anthony Swift de la NRDC a déploré que l'Office national de l'énergie (ONÉ) ne prenne pas en compte les risques associés à la côte atlantique dans son évaluation du projet Énergie Est.

Le pipeline de 4600 kilomètres, qui doit partir de l'Alberta pour se rendre jusqu'au Nouveau-Brunswick, est le plus important projet évalué par l'ONÉ à ce jour. Si sa construction est autorisée, il transportera quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Ouest et de pétrole de schiste du Dakota du Nord, destiné à l'exportation.

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