Du jute pour contrer le myriophylle à épi

Voilà à quoi ressemble un plan de myriophylle...

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Voilà à quoi ressemble un plan de myriophylle à épi.

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour contrer le phénomène du myriophylle à épi au lac à la Tortue, qui se répand à vue d'oeil, le jute pourrait bien être la solution à ce problème. Bien que ce matériau semble être la meilleure option dans ce dossier, trois sortes de membranes seront utilisées lors du projet pilote pour observer les impacts sur la biodiversité.

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Le directeur général de la SAMBBA, Sébastien Duchesne, est d'avis que le projet pilote avec des membranes en jute pour contrer le myriophylle dans le lac à la Tortue semble prometteuse. 

Stéphane Lessard

Un projet pilote qui, en collaboration avec la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA) et l'UQTR, sera testé sur une superficie de 30 000 m2.

«C'est un projet qui est bien encadré avec les suivis qui seront effectués par l'UQTR, mais c'est une méthode nouvelle, donc si on veut pouvoir l'utiliser sur une plus grande superficie éventuellement, il faut s'assurer que ça ne cause pas de dommages à l'écosystème», souligne le directeur général de la SAMBBA, Sébastien Duchesne.

Bien que le jute soit le matériau principal utilisé dans le projet, des membranes de coco et du géotextile seront aussi utilisées. «La quasi-totalité des membranes seront en jute, mais une section d'une centaine de mètres sera couverte avec d'autres membranes pour voir si ces composantes sont plus efficaces. Par contre, on devrait arriver à la conclusion que le jute est la meilleure solution», estime M. Duchesne.

Si les tests déjà effectués à Gatineau sont positifs pour l'instant, le but du projet à Lac-à-la-Tortue est bien différent.

«Les études effectuées à Gatineau servaient à comprendre l'efficacité du procédé sur le myriophylle, mais ici, on veut étudier les impacts collatéraux que ça pourrait avoir sur la biodiversité», explique M. Duchesne.

Malgré quelques essais, le jute demeure toutefois un matériau peu connu pour les chercheurs, ce qui exige plus d'analyses de leur part.

«Le jute, c'est encore peu connu et on ne sait pas encore quels sont les effets que ça pourrait avoir sur l'environnement, donc c'est pour ça que mon équipe et moi, on va étudier les effets», souligne le professeur du département des sciences de l'environnement de l'UQTR, Andrea Bertolo.

Au total, moins de 1 % du lac sera couvert pour contrer le myriophylle à épi. C'est la densité de la plante qui déterminera les endroits où les membranes seront installées. «On ne peut pas en mettre partout, donc on choisit des endroits où le projet pilote peut avoir un impact réel», précise Sébastien Duchesne.

Pour la mise en place des membranes, une barge conçue par une firme ontarienne sera utilisée dans le projet pour faciliter l'installation. «Il y a un an, on devait mettre le jute manuellement, mais la barge est conçue pour dérouler la membrane au fond du lac, donc c'est une méthode plus efficace», affirme M. Duchesne.

Avec ce projet de grande envergure, des corridors de navigation libre devraient permettre aux embarcations de naviguer plus aisément. «Je dirais qu'avec ce projet pilote, c'est un des plus grands chantiers de ce genre au Québec», estime M. Duchesne.

La Ville de Shawinigan a pour sa part contribué au projet avec un montant de 78 000 $ du Pacte rural. L'installation des membranes devrait quant à elle débuter au cours des prochaines semaines.

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