Crise des déchets: le maire de Saint-Étienne satisfait de l'intervention du Ministère

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, se dit «assez satisfait» des décisions annoncées lundi par les fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, surtout en ce qui a trait au fait que «la réglementation doit être respectée par tout le monde, incluant la Régie».

«Ils ont fait la démonstration que nos craintes étaient vraiment fondées», dit-il.

M. Landry a apprécié que les fonctionnaires mettent en lumière «tout ce qui n'est pas conforme depuis 2002 dans la gestion de la Régie. Ça démontre qu'on ne se plaignait pas pour se plaindre», fait-il valoir. «On avait de très bonnes raisons de se plaindre.»

«Il y a à peine deux ans, j'étais convaincu que la Régie était le meilleur organisme pour gérer un lieu d'enfouissement, au Québec, parce que c'était des gens de chez nous. Je peux vous dire que j'ai vraiment changé d'idée», confie-t-il.

«On passe pour le pire site au Québec. C'est grave. Et cette affirmation ne vient pas de moi. Ça veut dire qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient quand ils le voulaient», calcule-t-il.

«On a un problème de gestion» dans ce LET, dit-il, soulagé que le ministère y mette son nez.

Maire depuis 8 ans, Robert Landry estime que le style de gestion du lieu d'enfouissement technique (LET) de Saint-Étienne-des-Grès s'est dégradé au cours des dernières années.

«Je suis très heureux d'apprendre que le ministère va doubler, sinon tripler ses visites et s'assurer que tout soit fait en conformité avec la réglementation. Ça me rassure énormément.»

Le maire Landry espère que cette fois, la Régie prendra la décision d'ouvrir la cellule 5. Les quatre mois de délais accordés par le ministère pour permettre à la Régie de régler ses problèmes, «c'est le délai que ça prend pour aménager la cellule 5», dit-il.

Contrairement aux montants qui ont circulé un peu partout, il en coûterait 3 millions $ et non 20 millions $ pour terminer la cellule 5, plaide le maire.

Robert Landry souhaite que la cellule 5 soit aménagée au cours des quatre prochains mois au cas où la Régie n'obtiendrait pas son certificat d'autorisation permanent, dans quatre mois, pour modifier la géométrie des cellules 1 à 4.

On sait aussi qu'il n'y a toujours pas de solutions au problème du zinc dans le lixiviat de la Régie et Saint-Étienne ne veut pas que la crise des déchets se répète dans quatre mois, explique-t-il.

M. Landry s'inquiète du fait que tous les maires membres ont appuyé les démarches de la Régie qui ont mené à la crise de la semaine dernière.

«Ils appuyaient un exploitant qui opérait le site illégalement et hors normes», déplore-t-il. «S'ils savaient tout ça et qu'ils ont continué, ça m'interpelle.»

Ce qui rassure le maire de Saint-Étienne, c'est ce certificat d'autorisation de quatre mois qui sera émis par le ministère pour enfouir temporairement dans la cellule 3. La zone où se fera l'enfouissement n'est pas encore couverte, dit-il.

«Ils n'ouvriront pas une vieille cellule. Ils vont mettre les matières par-dessus. Donc il ne devrait pas y avoir plus de mauvaises odeurs. Quoi qu'il en soit, nous allons suivre les choses de très, très près», promet-il.

Une page Facebook a été récemment ouverte par un groupe de citoyens. On peut y lire ceci: «Le maire de Saint-Étienne mentionne que toute la population de sa municipalité est du même avis que lui et que tous se rangent de son côté» alors que ce ne serait pas le cas, selon cette page Facebook qui compte environ 140 abonnés.

«Nous croyons qu'il y a du positif à avoir le site d'enfouissement sur notre territoire», y lit-on, notamment pour les taxes que ça rapporte et les emplois.

M. Landry reconnaît l'importance des emplois, mais il estime que globalement, le LET a apporté, jusqu'à présent, plus de négatif que de positif à Saint-Étienne.

Il indique que si la superficie occupée par le LET avait servi à un développement résidentiel, c'est environ 1 millions $ de taxes que la municipalité recevrait aujourd'hui au lieu des 360 000 $ de compensations annuelles qui proviennent de la Régie (1,45 $ la tonne plus 70 000 $ d'en-lieu de taxes).

«Et je vous rappellerai que ce n'est pas la municipalité qui avait annoncé la fermeture du LET. C'est ça que les gens mêlent un peu», analyse le maire.

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