Inquiétude à Récupération Mauricie

Une centaine d'emplois pourraient être perdus à Récupération... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Une centaine d'emplois pourraient être perdus à Récupération Mauricie.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie pourrait être obligée par le gouvernement à aller en appel d'offres pour assurer la gestion du centre de tri Récupération Mauricie, à Saint-Étienne-des-Grès.

Le résultat de cet appel d'offres risque de compromettre l'emploi d'une centaine de personnes qui travaillent présentement au centre de tri.

L'exigence de Québec est survenue le 22 mars dernier après que la Régie eut fait une demande de routine au ministre qui remonte à septembre 2014, soit la permission de conclure une entente de service de gré à gré avec Récupération Mauricie pour une durée de 5 ans, jusqu'au 31 décembre 2019.

L'entente de constitution de la Régie, approuvée par le gouvernement en juillet 2003, permettait à la Régie de procéder de cette manière.

Le ministère avait autorisé qu'elle fasse cette entente de gré à gré en 2009 pour 5 ans. La nouvelle demande placée par la Régie en 2014 n'a pas connu la même réception, toutefois, mais la Régie ne l'apprendra que 18 mois plus tard, lorsque le ministère lui écrira à nouveau, le 22 mars 2016.

C'est que le gouvernement ne reconnaît plus Récupération Mauricie comme un organisme sans but lucratif. «Vous devez procéder selon les règles usuelles applicables pour l'adjudication de ce contrat», demande le ministère.

Puisque le contrat est échu depuis le 1er janvier 2015, le ministère permet toutefois à la Régie de conclure un contrat sans appel d'offres avec Récupération Mauricie pour 90 jours, à partir du 22 mars dernier. Cela, indique le ministère, permettra à la Régie de poursuivre ses activités pendant le processus d'appel d'offres exigé.

Rappelons que Récupération Mauricie est une société en nom commandite détenue à 49 % par la Régie et à 51 % par le Groupe RCM.

Depuis peu, le Groupe RCM possède 40 % des parts de Soleno Recyclage alors que les 60 % restants appartiennent à Soleno.

Serait-ce la raison qui motive le ministère à ne plus considérer Récupération Mauricie comme un organisme sans but lucratif?

Le président de la Régie, René Goyette, dit l'ignorer et ne sait pas pourquoi le gouvernement a retiré ainsi la dérogation dont la Régie avait bénéficié en 2009.

M. Goyette dit avoir discuté de la situation avec le député de Maskinongé, Marc H. Plante, «pour demander six mois pour revoir notre constitution, voir si l'on peut former des compagnies différentes pour en arriver avec le même objectif de préserver ces 100 emplois-là», dit-il.

La bâtisse de Récupération Mauricie appartient à la Régie, mais l'équipement appartient au Groupe RCM, rappelle M. Goyette «et les employés sont fournis par RCM», dit-il. Le mariage complique beaucoup toute possibilité d'appel d'offres.

«L'idéal aurait été d'avoir la dérogation qu'on a eue en 2003 et en 2009», affirme-t-il.

«Moi, ça ne me dérange pas d'aller en appel d'offres, mais c'est le risque qu'il y a pour les employés», fait-il valoir. Selon les discussions qu'il aurait eues avec le député Plante, une lettre du ministère serait sur le point d'arriver à la Régie afin de lui accorder un délai. «Il y aurait une solution», dit M. Goyette. L'objectif, assure le président de la Régie, c'est de préserver les 100 emplois. «On travaille tous les deux dans ce sens.»

De son côté, le député Plante a assuré au Nouvelliste, en fin de journée lundi, que le dossier allait se régler. «Je suis assuré que l'autorisation arrivera dans les prochains jours», dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer