Zinc: huit entreprises ont contacté la Régie pour l'aider

Le système de traitement du lixiviat n'arrive pas... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le système de traitement du lixiviat n'arrive pas à rabattre tout le zinc.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Pas moins de huit entreprises privées ont contacté la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie depuis la parution d'une sortie de son président, René Goyette, dans Le Nouvelliste du 20 avril.

Elles sont toutes prêtes à lui offrir une solution technologique pour rabattre les taux de zinc trop élevés de son lixiviat traité.

René Goyette assure que chacune de ces propositions sera analysée soigneusement. «Nous n'avions rien trouvé de cela il y a un an», assure-t-il, alors que la Régie implorait l'aide du ministère de l'Environnement pour essayer de régler son problème, une aide qu'elle affirme n'avoir jamais reçue.

Rappelons que la Régie n'arrive pas à rencontrer les normes de teneur en zinc à la sortie de son système qui traite et filtre le lixiviat (jus des déchets) qui provient de la cellule d'enfouissement numéro 4. Il semble que le taux contenu dans le lixiviat dépasse les capacités de son système de traitement.

La Régie a dépensé 1,2 million $ pour tenter de remédier à ce problème depuis 2014 sans toutefois parvenir à une solution.

Tout récemment, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques lui a ordonné de cesser de rejeter son lixiviat traité dans la rivière Saint-Maurice puisque le taux de zinc est trop élevé.

Depuis, la Régie envoie son lixiviat traité dans les bassins de la Ville de Trois-Rivières, dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap, puisque le ministère n'impose aucune norme de rejet du zinc à cet endroit.

Le problème, c'est que la Régie doit payer la Ville et les camions-citernes qui se déplacent entre Saint-Étienne-des-Grès et Trois-Rivières à raison de huit à 16 par jour, ce qui entraîne des frais de 100 000 $ à 200 000 $ par mois.

Le président Goyette et la direction de la Régie ont rencontré les fonctionnaires du ministère et même écrit au ministre pour tenter d'avoir une aide quelconque pour trouver une solution technologique à ce problème, mais la Régie n'a jamais pu obtenir de soutien, affirme M. Goyette.

Le Nouvelliste a demandé la version du ministère à ce sujet, le 19 avril et n'a encore reçu aucune réponse aux questions posées.

Vendredi, le président de la Régie déplorait que malgré sa sortie dans les médias (l'histoire a même été reprise dans les médias de Montréal), il n'a reçu aucun appel des députés de la région.

«Où est leur intérêt?» se demande-t-il, très en colère face à cette situation.

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