Saint-Étienne-des-Grès dit non à Énergie Est

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) S'il n'en tient qu'à Saint-Étienne-des-Grès, l'oléoduc d'Énergie Est devra circuler ailleurs que dans sa localité. Le conseil de Saint-Étienne vient d'adopter une résolution qui refuse le passage du pipeline sur son territoire.

Saint-Étienne est une des rares municipalités visées par l'éventuel passage de ce pipeline en Mauricie à prendre une telle décision. Selon Robert Landry, le conseil veut établir clairement sa position devant sa responsabilité de protéger les eaux souterraines.

«On semble contaminé par les sels de déglaçage et le gaz naturel. On a un sol sablonneux qui est perméable. La moindre fuite va atteindre nos sources d'eau potable. On ne peut pas prendre la chance que le pipeline passe chez nous. On n'est pas contre le pipeline. Mais pas chez nous.»

Ce dossier éminemment sensible a été à l'origine de différentes manifestations d'opposition au fil des derniers mois. Pourquoi prendre une telle décision maintenant?

«Pour deux choses, répond le maire de Saint-Étienne. Premièrement, en décembre 2015, quand on a vu le rapport de la commissaire à l'environnement au fédéral, elle dit qu'on aura beau faire de la réglementation, il y a personne pour faire les suivis sur ce projet.

Deuxièmement, quand le gouvernement est obligé de mettre en place une injonction contre un promoteur pour qu'il respecte les lois provinciales, il y a quelque chose qui ne marche pas! Nous, on dit qu'on a intérêt à protéger les eaux souterraines.»

La résolution d'opposition au passage de l'oléoduc a été adoptée à l'unanimité par le conseil stéphanois. Robert Landry ne se fait toutefois pas d'illusion. Il affirme qu'une résolution municipale n'a pas le réel pouvoir de forcer la modification du tracé de ce projet.

«C'est de juridiction fédérale. Les chances que le pipeline ne passe pas chez nous sont minces. Mais au moins, on aura la satisfaction de dire qu'on veut protéger les eaux souterraines. On démontre qu'on s'occupe de nos affaires.»

M. Landry demeure solidaire de la position adoptée par le conseil des maires de la MRC de Maskinongé en août 2014. Il rappelle que la réalité des localités plus au sud est différente de Saint-Étienne.

«La MRC ne dit pas qu'elle est en accord avec le pipeline. Elle dit que s'il passe, elle pose des conditions. Maskinongé, Louiseville et Yamachiche sont dans la glaise et sont principalement desservies par des réseaux d'aqueduc. Chez nous, plus de la moitié des résidences sont branchées sur des puits privés. Si les nappes phréatiques sont contaminées, qui sera pris avec le problème? C'est la Municipalité.»

Batiscan aussi

Il semble que Batiscan soit la seule autre municipalité concernée par le passage de l'oléoduc à avoir adopté une résolution d'opposition, le 1er juin 2015. Par un vote unanime, les élus ne veulent pas que le pipeline passe par Batiscan. Si jamais le projet devait se faire malgré tout, le conseil impose le respect de certaines conditions à caractère environnemental.

Batiscan a également soumis une demande de modification du tracé afin que l'éventuel oléoduc contourne les milieux humides. La Municipalité est sans nouvelle de la part de TransCanada à ce sujet.

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