Une manif interrompt le BAPE sur Énergie Est 

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Dans une salle remplie à pleine capacité, des opposants ont déployé des bannières et chanté des chansons militantes dès que le vice-président de TransCanada et responsable du projet Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick, Louis Bergeron, a amorcé sa présentation.

Le Soleil, Yan Doublet

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Québec

Les audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur l'oléoduc Énergie Est, qui s'ouvraient lundi soir à Lévis ont été interrrompues durant une quinzaine de minutes par des manifestants venus signifier leur opposition au projet.

Dans une salle remplie à pleine capacité, des opposants ont déployé des bannières et chanté des chansons militantes dès que le vice-président de TransCanada et responsable du projet Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick, Louis Bergeron, a amorcé sa présentation.

Celui-ci a pu reprendre le fil de son discours lorsque les manifestants ont cessé leur manège.

La présentation a duré une vingtaine de minutes durant lesquelles M. Bergeron a livré une série de données techniques visant notamment à démontrer la sécurité d'un oléoduc et ses avantages face au transport par train.

La commission d'enquête du BAPE est présidée par Joseph Zayed, qui est responsable du champ de recherche en Prévention des risques chimiques et biologiques de l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) depuis 2009.

M. Zayed est secondé de deux commissaires: Michel Germain, qui a notamment présidé des audiences du BAPE sur certains autres projets d'oléoducs, et Gisèle Grandbois, qui a agi à titre de commissaire à la commission d'enquête sur les enjeux liés à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste dans le shale d'Utica des basses-terres du Saint-Laurent.

Les audiences se déroulaient à la salle Desjardins du complexe Les 2 Glaces, à Lévis, où quelque 250 personnes s'étaient entassées, certaines debout. Des salles de vidéoconférence ont également été prévues à Laval (au Centre Embassy Plaza), à Trois-Rivières (au Musée québécois de culture populaire) et à La Pocatière (au centre Bombardier).

La première partie des audiences sera consacrée à l'étude d'enjeux relevant du mandat de la commission, dont les impacts potentiels sur l'approvisionnement en eau potable et des scénarios potentiels de déversement de pétrole. Les présentations seront faites par des personnes-ressources et des experts. Le BAPE espère ainsi «favoriser l'obtention d'une information de pointe sur les différents enjeux et faciliter la compréhension du dossier par le public».

La deuxième partie s'amorcera le 25 avril. C'est à compter de cette date que la commission entendra l'opinion et les suggestions de la population. Pour ce faire, les commissaires se déplaceront dans cinq villes: Montréal, Laval, Trois-Rivières, Lévis et La Pocatière.

Les commissaires devront remettre leur rapport au ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, en novembre.

Injonction rejetée

Vendredi, la Cour supérieure a rejeté une demande d'injonction de groupes écologistes qui souhaitaient suspendre la tenue des audiences.

TransCanada n'a pas remis d'avis de projet malgré les demandes répétées du ministère de l'Environnement, qui a donc maintenu la décision de tenir des audiences limitées en attendant d'obtenir davantage de la pétrolière. Le gouvernement québécois a cependant déposé une requête en injonction pour forcer TransCanada à se conformer à la Loi sur la qualité de l'environnement, ce qui déclencherait un processus complet d'évaluation et d'examen des impacts environnementaux.

Mais cela n'empêche pas le BAPE d'aller de l'avant. L'organisme peut, en vertu de l'article 6.3 de la Loi québécoise sur la qualité de l'environnement, tenir des audiences limitées moins contraignantes généralement qualifiées de «BAPE générique».

L'oléoduc Énergie Est de TransCanada est un projet de pipeline de 4500 kilomètres qui transporterait environ 1,1 million de barils de pétrole par jour, de l'Alberta et de la Saskatchewan vers les raffineries de l'est du Canada et le terminal portuaire de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Au Québec, la canalisation principale s'étendrait sur 625 kilomètres entre la frontière de l'Ontario et celle du Nouveau-Brunswick. La construction du terminal portuaire de Cacouna, initialement envisagée par TransCanada, ne fait plus partie du projet.

Une cinquantaine de personnes à Trois-Rivières

Près d'une cinquantaine de personnes étaient réunies lundi soir au Musée québécois de culture populaire à l'occasion de la première partie des audiences publiques du BAPE au sujet du projet de l'oléoduc Énergie Est.

Trois-Rivières était un des trois endroits au Québec où les audiences étaient présentées par visioconférence. Les différents points de vue y étaient représentés.

On retrouvait notamment sur place des personnes opposées au projet ainsi que des travailleurs et citoyens favorables à la construction de l'oléoduc.

Avec Gabriel Delisle

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