Injonction contre Énergie Est: une mesure bien accueillie en Mauricie

Le gouvernement Couillard a déposé mardi une demande... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

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Le gouvernement Couillard a déposé mardi une demande d'injonction pour contraindre TransCanada à lui soumettre une étude d'impact pour son projet d'oléoduc Énergie Est. L'entreprise, déplore le ministre de l'Environnement, David Heurtel (photo), a «refusé» jusqu'à maintenant de fournir ces documents .

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Peu importe leur position face au projet d'oléoduc de TransCanada, des intervenants régionaux se disent en faveur de la décision annoncée mardi par le gouvernement du Québec qui exige que ledit projet soit soumis aux règles environnementales.

Le gouvernement réclame une injonction contre le promoteur, car il dénonce l'inaction de la compagnie: TransCanada Énergie n'a pas encore déposé son avis de projet malgré deux correspondances provenant du gouvernement du Québec.

«Je n'ai pas de misère avec ça, dit Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières. Je suis pour le projet d'oléoduc, car c'est le moyen le plus sécuritaire de transporter du pétrole et la population consomme du pétrole.

Ce que le gouvernement annonce, c'est que la compagnie devra passer à travers les procédures environnementales. Je trouve ça logique, en autant que TransCanada passe par les mêmes procédures que les autres.»

Selon M. Lévesque, le Québec exige des normes environnementales très sévères pour tout projet qui veut s'implanter sur le territoire. Il affirme faire confiance aux instances gouvernementales en la matière, tout comme le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

«Je suis bien d'accord avec la position du ministre Heurtel, déclare M. Deshaies. La loi est comme ça, chez nous. Que TransCanada soumette ce qu'il faut et que TransCanada respecte la loi. Si le projet est conforme aux règles environnementales, je suis en faveur, je ne vois pas d'objection. Si ce n'est pas conforme, qu'ils restent chez eux.»

Gérard Bruneau se dit totalement d'accord avec la position adoptée par le gouvernement du Québec face au projet de TransCanada. Tout en convenant que ce dossier est de compétence fédérale, le maire de Saint-Maurice et préfet de la MRC des Chenaux croit que la compagnie se doit de donner suite aux demandes de Québec et de les respecter.

«Le fédéral doit tenir compte des exigences provinciales avant d'accorder un permis à TransCanada. Chaque Municipalité n'a pas les ressources pour travailler ce dossier. Le gouvernement du Québec a les organismes et le pouvoir d'intervenir pour que ça rejoindre l'aspect environnemental et aussi l'acceptabilité sociale.

Les municipalités s'attendent à ce que Québec soit ferme et exige que ses conditions soient respectées pour voir si le projet est acceptable ou pas à la fin de l'analyse. Le Québec joue son rôle et c'est parfait», déclare M. Bruneau, qui a hâte de voir les conclusions du rapport des experts québécois avant de prendre position quant au projet d'oléoduc, car la MRC n'est ni pour, ni contre.

Membre du Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de Maskinongé, Guy Provost fait partie des citoyens qui manifestent vigoureusement leur opposition à l'oléoduc depuis des mois. Il se dit très heureux de la décision du ministre Heurtel qu'il considère comme étant le premier pas vers un refus du Québec face à cette «rivière à pétrole».

«L'acceptabilité sociale n'est pas présente pour différentes raisons. Je pense que la position du gouvernement va sécuriser la population. Le danger d'installer ce tuyau est pour les générations à venir et le gouvernement est prudent à long terme.

C'est de bon augure pour empêcher l'oléoduc de passer. Il faut prendre le temps d'analyser le projet. Après, le gouvernement va comprendre que le danger éventuel est pertinent», estime M. Provost, qui souhaite que l'Assemblée nationale déclare unanimement son opposition au projet d'oléoduc.

Audience du BAPE

Les séances du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur ce projet débutent le 7 mars à 19 h. 

La première partie de cette audience donnera l'occasion aux citoyens et à la commission d'enquête de cerner les composantes du projet.

Cette première partie se déroulera à Lévis, mais les citoyens de la région pourront y assister par visioconférence au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières.

La deuxième partie de l'audience commencera le 25 avril. Les personnes désirant faire entendre leur avis pourront s'exprimer devant la commission.

Il est possible de consulter le résumé et une carte du projet à différents endroits au Québec, notamment à la bibliothèque Gatien-Lapointe de Trois-Rivières.

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