Déversement d'eaux usées: pas d'impact appréhendé sur la pêche récréative

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Est-ce que le déversement des eaux usées de Montréal va décourager les pêcheurs. Les pourvoyeurs croient que non.

Archives, François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Autant pour Denis Saint-Pierre que pour Steve Massicotte, le déversement des eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent ne devrait pas avoir d'impact négatif sur la pêche récréative hivernale.

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Denis St-Pierre 

Stéphane Lessard

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Steve Massicotte 

François Gervais

M. Saint-Pierre est le propriétaire de la pourvoirie Martin pêcheur de Yamachiche. Selon ce pêcheur aguerri, l'annonce de cette nouvelle ne devrait pas faire fuir la clientèle à environ six semaines du début de la pêche blanche.

«Depuis un mois, un mois et demi, j'ai reçu une centaine d'appels de mes clients. Ils me demandent mon opinion. J'ai contacté des spécialistes en environnement et ils me disent qu'il n'y a pas de problème. On va ouvrir autour du 20 décembre. Si les spécialistes me disaient qu'il y avait du danger, je n'ouvrirais pas la pourvoirie pour faire quelques piastres, mais risquer de rendre des gens malades. Je pense que la clientèle va être là.»

M. Saint-Pierre se rappelle qu'il y a 30 ou 40 ans, le fleuve accueillait les eaux usées non traitées jetées par les citoyens dans les rivières. Les gens pêchaient tout de même dans le lac Saint-Pierre et consommaient le poisson.

«Le déversement va être parti du fleuve dans une dizaine de jours. On parle de huit milliards de litres d'eaux usées, mais ça va passer d'un coup sec, ça ne restera pas dans le fleuve. Mes clients disent que si je n'ai pas peur, ils ne voient pourquoi ils auraient peur.»

À l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, Steve Massicotte s'attend à ce que le déversement des eaux usées de Montréal ne cause pas de problème à la pêche aux petits poissons des chenaux. Du moins, c'est ce qu'il espère.

«Avec le volume d'eau du fleuve, on souhaite qu'il ne reste plus rien à la hauteur de Sainte-Anne-de-la-Pérade. L'eau est la ressource la plus importante pour nos poissons et quand on l'abîme, c'est regrettable. Mais notre poisson se trouve de l'autre côté de Montmagny et remonte vers Sainte-Anne en décembre. Je pense qu'il n'y aura pas d'impact. On se fie à nos dirigeants.»

M. Massicotte ne croit pas que le déversement montréalais influencera à la baisse le niveau d'achalandage de la prochaine saison de pêche au poulamon, ni la présence du poisson dans la rivière Sainte-Anne.

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