Saint-Étienne veut l'avis d'un juge

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) La Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès a bien reçu le recours en mandamus que vient d'intenter la Régie de gestion des matières résiduelles. La procédure, qui a pour but de contourner un règlement municipal visant à empêcher la Régie de modifier la géométrie des cellules d'enfouissement sanitaire du LES de Saint-Étienne-des-Grès, a été remis entre les mains des avocats de la Municipalité. Le maire, Robert Landry, croit qu'il faudra que les tribunaux tranchent la question une fois pour toutes puisque ce genre de tentative d'augmenter le volume des cellules revient régulièrement, dit-il.

Le maire Landry réitère que Saint-Étienne-des-Grès n'arrive pas à obtenir de réponses à des questions importantes concernant les impacts du projet de modification de la géométrie des cellules d'enfouissement de la Régie. «On me répond: On verra», dit-il, mais le maire n'a pas l'intention de mettre ses citoyens devant des faits accomplis.

Ce qui inquiète le plus la Municipalité, dit-il, c'est la portance du sol pour la cellule située le plus près de la rivière Saint-Maurice. S'il y a effondrement, dit-il, c'est la Ville de Trois-Rivières qui sera aux prises avec les impacts, en aval. «Et il y a une voie ferrée qui passe par là», rappelle M. Landry. L'augmentation du bruit et des odeurs représente aussi une préoccupation majeure pour Saint-Étienne-des-Grès.

On sait que le ministre David Heurtel doit rencontrer le président de la Régie, René Goyette, le 18 août pour discuter de ce dossier. M. Landry indique qu'il n'a pas reçu d'invitation, mais qu'il a fait lui aussi une demande de rencontre avec le ministre de l'Environnement, «mais on n'a eu aucun avis de réception», déplore-t-il.

Le maire de Saint-Étienne veut rencontrer M. Heurtel en compagnie du président du Comité de citoyens et du président du Comité de vigilance de Saint-Étienne-des-Grès.

Le maire indique qu'en dépit du règlement, la Régie «a fait sa modification de toute façon. Elle a agrandi la cellule 4», dit-il.

D'ailleurs, le ministère a écrit à la Régie, le 4 juin dernier, pour l'aviser que ses cellules d'enfouissement, en date du 6 janvier 2015, étaient presque remplies et qu'en fonction de «la quantité de matières résiduelles que vous avez reçues depuis le 1er janvier 2015 et selon nos calculs, en ce moment, le volume résiduel disponible des cellules 1 à 4 serait nul.»

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès propose donc que la Régie devance son projet d'excaver la future cellule 5, «comme solution tampon», dit-il. L'excavation de cette cellule était prévue de toute façon pour 2018, dit-il. «Ça nous donnerait la chance de trouver des solutions. Mais là, ils sont devant un mur. La cellule 4 est pleine, selon leur certificat d'autorisation d'origine. De plus, ils nous poursuivent en cour et ça peut prendre un an. À la fin, la cellule (4) va probablement être rendue à 111 mètres», craint-il, puisque la Régie continue à y empiler des déchets.

Le maire Landry indique qu'une réunion s'est tenue le 9 juillet dernier entre la Régie et la Municipalité en compagnie de leurs avocats respectifs. «Rien n'est sorti de là. Ils tiennent à ce qu'on enlève carrément notre règlement», un règlement qui a été adopté «pour assurer la qualité de vie de nos citoyens», plaide-t-il.

La Régie, pour sa part, estime que le règlement adopté par Saint-Étienne-des-Grès est non valide. «Ils disent qu'on ne peut pas mettre un règlement plus sévère que le règlement provincial. Mais on a d'autres arguments qu'on va élaborer devant le juge et on verra ce que lui en pense», dit-il.

Entre-temps, estime Robert Landry, la Régie «n'a pas le droit de se faire justice. Sa modification n'a jamais été approuvée par le ministère de l'Environnement et elle a passé outre à notre règlement», résume-t-il.

Rappelons que la Régie veut limiter le développement coûteux de nouvelles cellules d'enfouissement. En modifiant la forme géométrique des cellules existantes, elle pourrait mettre davantage de matières résiduelles dans chacune d'elles. Le maire Landry rappelle que cette façon de faire ferait économiser à peine 4 $ par citoyen.

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