La MRC de Maskinongé n'a pas encore pris position sur l'oléoduc

Nicole Garceau s'est adressée aux maires à titre... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Nicole Garceau s'est adressée aux maires à titre de porte-parole du Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de Maskinongé.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) L'importance du dossier du passage de l'oléoduc de TransCanada Énergie incite les maires de la MRC de Maskinongé à se donner plus de temps avant d'afficher leurs couleurs.

Le mois dernier, un regroupement de citoyens avait demandé aux maires de commander une étude indépendante mesurant les impacts du passage de ce tuyau. Une douzaine de membres du Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de Maskinongé étaient de retour mercredi soir à l'assemblée du mois de juin pour connaître l'avis des maires de Maskinongé concernant cette demande. La position de la MRC concernant ce projet était à l'ordre du jour, mais le sujet a été ajourné.

«On attend des informations additionnelles afin de présenter une position. Ce n'est pas abandonné», a pris soin de souligner le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde.

Les membres du comité avaient apporté une reproduction à l'échelle d'une section de tuyau de l'oléoduc qui pourrait passer sous les terres de nombreuses municipalités. Nicole Garceau, résidente de Saint-Élie-de-Caxton, s'est adressée aux maires à titre de porte-parole du comité. Elle a rappelé l'importance de l'eau dans la vie humaine et les risques que représente le passage d'un tel tuyau sur le territoire.

«Alors que toute vie repose sur l'eau, une compagnie veut nous imposer la présence d'une substance la mettant en péril. Comme nous savons que le pétrole qui serait transporté contiendrait des contaminants susceptibles d'affecter la santé de la population et contiendrait des matières explosives, nous vous demandons de bien analyser les risques et vos capacités de protection de la population avant de donner votre accord au passage de l'oléoduc», a entre autres déclaré Mme Garceau.

La maison de Guy Provost à Saint-Étienne-des-Grès est située à environ 100 mètres du tracé prévu pour le passage de l'oléoduc. Sa maison est alimentée par un puits artésien. Sachant que ce dossier relève du gouvernement fédéral, M. Provost propose différentes pistes à la MRC qui pourraient décourager l'entreprise de s'installer ici, comme celle d'exiger des fortes redevances.

«La Colombie-Britannique n'a pas interdit le passage de l'oléoduc, mais a chargé des redevances importantes et TransCanada a reculé», mentionne M. Provost.

«Nous sommes des élus et nous devons prendre une décision, mais une décision la plus claire possible, de dire Robert Lalonde. On va prendre ça en délibéré.»

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