Eau potable: des citoyens face à des choix difficiles et coûteux

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (Photo: Archives, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

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(Saint-Étienne-des-Grès) Aux prises avec un problème de contamination au chlorure, au sodium ainsi qu'aux nitrates et aux nitrites, des citoyens du plateau des Grès à Saint-Étienne-des-Grès devront vraisemblablement choisir entre deux options. Si l'installation de filtre à osmose inversée peut corriger la situation rapidement, l'aménagement d'un aqueduc réglerait le problème à long terme. Mais les deux procédés ont des coûts diamétralement opposés.

Une quarantaine de résidents touchés par la contamination se sont réunis hier soir afin de faire le point sur les derniers développements. Si on savait déjà que plusieurs résidents étaient aux prises avec une contamination au chlorure et au sodium en raison de l'utilisation de sels de déglaçage par le ministère des Transports du Québec (MTQ) sur l'autoroute 55, on apprenait au début du mois d'avril que les puits de plusieurs citoyens présentaient des concentrations élevées de nitrates et de nitrites. On ne connaît toutefois pas encore la source de cette deuxième contamination. Depuis, ces résidents ne peuvent consommer l'eau du robinet et doivent se rendre à la caserne des pompiers pour remplir des contenants.

Reconnaissant sa responsabilité au niveau du chlorure et du sodium, le MTQ offre de payer pour l'installation de filtres à osmose inversée uniquement pour les citoyens concernés par cette contamination. Chaque filtre peut coûter près de 15 000 $ au citoyen, précise la Municipalité. Cette solution qui concerne qu'une partie de la population touchée présente toutefois plusieurs désavantages. Les membranes des filtres se dégradent et doivent être changées. Les pompes consomment de l'énergie et la quantité d'eau rejetée par le procédé, qui ne peut être déversée dans les fosses septiques pour plusieurs raisons, est trois fois plus élevée que l'eau pure produite.

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, avoue que l'osmose inversée n'est pas la situation favorisée par les citoyens, bien que les filtres seraient payés par le MTQ. «Le ministère des Transports offrait clé en main un système d'osmose à chaque résident contaminé [par le chlorure et le sodium]», précise M. Landry. «Les nitrates et les nitrites ne sont pas la responsabilité du ministère.»

Les citoyens semblent pencher pour l'aménagement d'un aqueduc. Toutefois, la distance entre la fin de l'aqueduc du périmètre urbain et le plateau des Grès est d'environ cinq kilomètres. «L'aqueduc représente des coûts de 2,5 millions $ ou 3 millions $ pour que tout le monde soit relié», affirme le maire qui se désole que Québec n'offre aucun programme de subvention pour l'aménagement de ces infrastructures, puisque le secteur touché est à l'extérieur du périmètre urbain. Le maire souhaiterait malgré tout que Québec débloque des fonds pour aider les résidents touchés.

L'aménagement de l'aqueduc pour une poignée de résidents sans aide de l'État entraînera des coûts importants pour ceux-ci. Une taxe sectorielle de 1500 $ par résidence serait imposée pendant vingt ans. «Les citoyens seront rendus à près de 3000 $ par année en taxes. Mais si on regarde à long terme, les gens de ce secteur changent la plomberie et les chauffe-eau aux deux ou trois ans...», remarque le maire.

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