L'Office national de l'énergie rassure les maires

Le président de l'Office national de l'énergie, Peter... (Émilie O'Connor)

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Le président de l'Office national de l'énergie, Peter Watson, a rencontré une dizaine de maires et directeur généraux de municipalités de la Mauricie, mardi.

Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) Quelques mois après que l'entreprise albertaine TransCanada eut déposé son projet d'oléoduc Énergie Est devant l'Office national de l'énergie (ONE), les représentants de l'organisme fédéral ont rencontré mardi après-midi les maires et directeurs généraux d'une dizaine de municipalités de la Mauricie concernées par le tracé du pipeline afin de les rassurer sur le processus d'étude du projet.

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

La vice-présidente de l'Office national de l'énergie, Lyne... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.1

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La vice-présidente de l'Office national de l'énergie, Lyne Mercier. 

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

L'objectif de l'ONE était de faire connaître le rôle de l'organisme ainsi que sa mission. Plus tôt dans la journée, la délégation de l'office s'est rendu rencontrer les représentants des communautés autochtones d'Odanak et de Wôlinak. 

La vice-présidente de l'ONE, Lyne Mercier, a toutefois précisé que ces rencontres n'étaient pas directement liées au projet de pipeline de TransCanada. Le nouveau président de l'organisme, Peter Watson, tenait plutôt à ce que l'ONE soit davantage présent dans les régions du pays.

«Les gens ne nous connaissent pas en tant que régulateur du cycle de vie d'un pipeline. Nous allons à la rencontre des Canadiens, car nous sommes dans l'oeil de la tempête. Tout le monde parle d'énergie. Nous expliquons qui nous sommes et notre mandat», a souligné Mme Mercier à la sortie de rencontre. «Nous sommes les chiens de garde de la protection de l'environnement. Le gros de notre travail c'est de réglementer selon le cycle de vie [d'un pipeline] avec des inspections et des audits.» 

Les maires ont pu, lors de cette rencontre de près de deux heures qui s'est tenue à l'hôtel Delta de Trois-Rivières, poser de nombreuses questions, notamment au sujet de la sécurité et des servitudes. 

«On sent qu'il y a un besoin des Canadiens de savoir qui s'occupe des oléoducs, des pipelines ou des gazoducs», a ajouté Mme Mercier.   

L'office tiendra fort possiblement des audiences sur le projet de TransCanada au cours des prochains mois. Par ailleurs, la période pour manifester son intention de participer à ces audiences se terminait hier. En tout, plus de 1500 personnes, groupes ou organismes désirent prendre part aux audiences.  

L'ONE doit par contre d'abord évaluer le projet afin de déterminer s'il est viable et complet. «Nous avons cinquante spécialistes qui travaillent sur la question. Nous ne croyons toutefois pas pouvoir nous prononcer avant juin», a indiqué Mme Mercier. Si l'Office national de l'énergie détermine que le projet est complet, il aura quinze mois pour tenir les audiences et ensuite faire une recommandation au gouvernement fédéral. Même si l'office ne recommande pas Énergie Est, elle devra définir les conditions de mise en place du projet, si jamais le gouvernement décide d'aller de l'avant malgré tout. 

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s'est dit rassuré à la sortie de la rencontre. «Le taux de fiabilité du transport de pétrole est extraordinaire. Il est de 99,99 %. Les pertes de pétrole sont minimes», a-t-il déclaré. «Lorsqu'on a un tel taux, c'est signe que l'organisme fait un travail exceptionnel. Et il va agir de la même façon pour le pipeline de TransCanada. C'est sécurisant, car nous, les municipalités, sommes un peu dépourvues [devant cette question].» 

Président de la Conférence régionale des élus (CRE) de la Mauricie et maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau s'est lui aussi dit très satisfait de la rencontre. «Les représentants ont été clairs et ont répondu à nos questions. Ils n'ont pas esquivé les questions», a précisé M. Bruneau qui ajoute que depuis la tragédie de Lac-Mégantic, la population est très soucieuse de la sécurité entourant le transport du pétrole ainsi que des conséquences environnementales d'un déversement sur la nature, mais aussi sur les sources d'eau potable. 

De son côté, le maire de Saint-Léon-le-Grand et préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, était heureux de rencontrer des intervenants indépendant qui ne sont pas associés à TransCanada. «Je veux qu'en tant que chien de garde, l'ONE nous donne toutes les informations, même les pires», a indiqué le maire en soulignant que plusieurs citoyens de la MRC de Maskinongé sont préoccupés par le sort des érablières qui se retrouvent sur le tracé du projet Énergie Est.

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