Matières putrescibles: vers un troisième bac en Mauricie

Avec 64,5 millions $ de dettes, la Régie... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Avec 64,5 millions $ de dettes, la Régie de gestion des matières résiduelles est moins ambitieuse.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après des années de voyages d'études en Europe, d'analyses et de discussions pour tenter de déterminer si la région se doterait d'une usine de haute technologie pour traiter ses matières résiduelles, les choses semblent pointer de plus en plus vers le simple bac brun... et le compostage traditionnel.

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René Goyette, président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie.

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Ce n'est peut-être pas cette année qu'on verra se pointer un troisième bac dans notre collection domestique, «mais ça va arriver par exemple», croit maintenant le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, René Goyette.

C'est en effet la troisième voie, analyse-t-il, qui semble être la plus économique pour la Mauricie déjà lourdement endettée par son système de gestion des matières résiduelles. «Est-ce qu'on va investir 30 ou 40 millions $ pour faire une usine pour brûler les déchets quand on a, au moment où l'on se parle, 64 500 000 $ de dettes?», questionne M. Goyette.

Le président s'inquiète d'autant plus qu'il craint qu'avec la politique gouvernementale sur la valorisation des matières recyclables et putrescibles, il n'y ait presque plus de déchets à enfouir d'ici quelques années, donc plus de revenus à tirer de l'enfouissement pour la Régie.

Qu'est-ce que la Régie ferait du contenu des bacs bruns en question? «Je ne pense pas qu'on va le brûler. Je pense qu'on va en faire beaucoup plus du compost. Entre-temps, le gouvernement va statuer sur la qualité du compost qui doit être fait», dit-il, en précisant qu'il reste, à cet égard, une zone grise.

On se rappellera que la Régie avait mené un projet-pilote, en 2013, afin d'explorer la possibilité d'utiliser des sacs bruns récupérables pour les matières putrescibles que les citoyens auraient placés dans le bac à déchets et qui auraient été triés pour être valorisés. C'est une technique que René Goyette a trouvé plutôt compliquée.

«Ce qui est ressorti, c'est que c'est laborieux et ça a soulevé beaucoup plus de questions que ça nous a donné de réponses. Ça serait assez contraignant», résume pour sa part la responsable des communications à la Régie, Sylvie Gamache.

«Il faut regarder dans le passé. Pendant des années, on s'est donné un tarif préférentiel pour nos déchets. On n'a jamais baissé la dette depuis. On a passé pour des guidounes parce qu'on avait un tarif en bas de tout le monde au Québec», fait valoir René Goyette.

Le président attend avec impatience la rédaction du nouveau Plan de gestion des matières résiduelles pour déterminer comment la Régie va tirer son épingle du jeu.

C'est à cause de la diminution majeure du tonnage à l'enfouissement anticipée au cours des prochaines années que la Régie veut notamment changer la géométrie de ses cellules d'enfouissement existantes afin d'enfouir plus de déchets dans chacune d'elles et éviter ainsi de multiplier inutilement la construction de nouvelles cellules coûteuses pour les payeurs de taxes.

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