Les grands moyens pour sauver un oiseau menacé

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La cheminée de la chaufferie du Sanatorium, où les martinets ramoneurs ont élu domicile, a fait l'objet d'une inspection, mercredi, afin de savoir s'il était possible de la restaurer.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les trois entrepreneurs du Sanatorium de Lac-Édouard prennent les grands moyens afin de restaurer la grande cheminée de la chaufferie du Sanatorium qui s'effrite de semaine en semaine. Ils ont la ferme intention de la remettre en état pour protéger à long terme l'habitat des martinets ramoneurs - une espèce d'oiseaux en voie d'extinction -, qui y ont élu domicile depuis déjà des dizaines d'années.

Le martinet ramoneur a été désigné comme étant... (Photo tirée d'internet) - image 1.0

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Le martinet ramoneur a été désigné comme étant une espèce menacée en 2007 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada en raison de la baisse de sa population et de la perte de sites de nidification.

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Des ingénieurs ont été mandatés afin de poser... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste) - image 1.1

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Des ingénieurs ont été mandatés afin de poser un diagnostic sur l'état de la cheminée et du château d'eau, qui pourrait éventuellement servir de site d'observation.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

Au début de leur grand projet au Sanatorium, les propriétaires avaient déjà fait connaître leurs intentions de contribuer à la sauvegarde du martinet ramoneur. Mercredi, des ingénieurs ont été mandatés afin de poser un diagnostic sur l'état de la cheminée et du château d'eau, qui pourrait éventuellement servir de site d'observation.

«Le sanatorium historique a donné un mandat au groupe Roche de faire l'inspection de la cheminée. Elle est maganée, surtout dans le haut. Les briques tombent. Eux regardent ce qui peut être fait, si elle est encore utilisable, si oui quelles sont les solutions», a expliqué Yvon L'Heureux, membre du conseil d'administration.

Avant même de grimper très haut dans les airs, les ingénieurs et le commun des mortels pouvaient voir que le haut de la cheminée était lourdement abîmé.

«Le top est complètement instable, ce n'est pas sécuritaire. On voit bien qu'il y a des morceaux de briques qui sont prêts à tomber. Il ne faudrait pas grand-chose. À droite, on voit que c'est croche et pas besoin d'être ingénieur pour s'en rendre compte», a fait remarquer Dahi Ouaras, ingénieur chez Roche.

Toutefois, les nouvelles sont moins désastreuses pour le reste de la structure.

«Évidemment qu'elle est endommagée, par contre ils pensent qu'il y a des solutions pour la réparer. À quel coût? Ça, c'est une bonne question, mais elle est réparable. [...] Plus ils descendaient la cheminée, plus l'état s'améliorait. Les bâtiments étaient là pour la protéger et la base semble correcte», a souligné M. L'Heureux.

Puis les dirigeants du Sanatorium ont profité de l'expertise des ingénieurs et de la grue sur place pour faire inspecter le château d'eau qui pourrait devenir, selon toute vraisemblance, une tour d'observation pour ces oiseaux en voie de disparition.

«Au niveau du château d'eau, il y a quelques vérifications à faire, et quelques réparations. C'est assez bien conservé quand même, il n'y a pas beaucoup de rouille. Je crois que c'est acceptable. Maintenant, il reste à évaluer les coûts», note l'ingénieur.

Les dirigeants devraient avoir des réponses claires dans les prochaines semaines. Des scénarios seront également proposés par les ingénieurs. Il faut dire que ce n'est pas une coïncidence si les travaux sont faits à cette période-ci.

«Les martinets sont de retour au Lac-Édouard à la fin mai. Eux vont nous soumettre un rapport rapide et c'est clair qu'au mois d'avril, si on peut restaurer la cheminée, on va le faire pour éviter qu'elle s'abîme plus. Parce qu'il faut le faire avant que les oiseaux arrivent ou quand ils sont partis», a souligné un des propriétaires, Éric Parent.

Il y a également un bâtiment sur le site qui pourrait servir éventuellement de centre d'interprétation. «Un autre projet consiste à faire une salle d'observation, avec des vidéos, et expliquer le martinet ramoneur. Il pourrait peut-être y avoir des caméras dans la cheminée? C'est un projet qui pourrait prendre beaucoup d'ampleur», soutient Yvon L'Heureux

Quant au projet multifonctionnel du Sanatorium, il continue d'avancer. On prépare la deuxième phase qui vise principalement la transformation des légumes.

«On va construire une grande cuisine multifonctionnelle, un gros frigidaire pour climatiser les fraises et les paniers de légumes, il va y avoir des stations de lavage pour les légumes et des salles de bain pour accueillir les visiteurs. C'est le volet deux du projet», a conclu Éric Parent.

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