Après les conflits, le dialogue à la Régie

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Travaux de compactage dans une des cellules de Saint-Étienne-des-Grès.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, René Goyette, indique que le projet de transformer les cellules d'enfouissement à Saint-Étienne-des-Grès afin d'y compacter plus de déchets est réduit, pour l'instant, à un simple projet pilote.

René Goyette, président de la RGMRM et Sylvie... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.0

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René Goyette, président de la RGMRM et Sylvie Gamache, conseillère en communications.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

La Régie, rappelons-le, voulait transformer la forme géométrique de toutes ses cellules d'enfouissement dans le but d'éviter la construction de nouvelles cellules et de pouvoir réaliser ainsi des économies de 20 millions $.

La Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès s'était vivement opposée à ce projet, au point d'être prête à prendre la voie des tribunaux, par crainte du bruit, d'une circulation accrue des camions et du changement dans le paysage stéphanois.

René Goyette explique qu'il a eu l'occasion de discuter avec le maire, Robert Landry, il y a environ un mois, afin de trouver une solution qui conviendrait tant à la Régie qu'à la municipalité. Il estime que, depuis, les relations entre les deux entités sont «devenues beaucoup plus harmonieuses».

«On va y aller par étapes», explique M. Goyette. «Au lieu de demander un certificat d'autorisation pour l'ensemble de l'oeuvre, on va faire deux cellules pour que tout le monde voit de quoi ç'a l'air. Il nous reste à valider la capacité portante du sol. La Municipalité avait un questionnement. On a fourni toutes nos études», dit-il.

Selon les analyses obtenues par la Régie, on pourrait mettre une fois et demie plus de matières résiduelles au lieu du sable qui est sur place car la densité des matières est inférieure à celle du sable.

M. Goyette rappelle qu'il ne s'agit nullement de hausser la hauteur des cellules, mais plutôt de leur donner une forme de tente au lieu de la forme habituelle plus conique. De cette façon, on enfouit plus de matières dans le même espace.

La grève des cols bleus, qui s'est déroulée entre la mi-mai et le début d'octobre, étant maintenant derrière lui, le nouveau président de la Régie, qui a été élu en décembre dernier, veut maintenant se concentrer sur le rétablissement du dialogue avec deux de ses plus importants partenaires, Savoura et Saint-Étienne-des-Grès.

Élu à la mi-décembre 2013, M. Goyette vise en effet la concrétisation de trois principaux projets, au cours de son mandat, soit la réalisation du nouveau Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), qui doit être refait tous les cinq ans, la modification de la forme des cellules d'enfouissement dans un but d'économies, de même que la valorisation des matières putrescibles de la Mauricie afin de rendre la région conforme aux orientations gouvernementales.

La Régie peut compter jusqu'au 31 octobre 2015 pour adopter son prochain PGMR. Au moins deux assemblées de consultation sont prévues sur le territoire de la Régie en janvier 2016 et le PGMR devrait être complété et approuvé par le ministère à l'été 2016.

Le PGMR contiendra «les objectifs du gouvernement et comment on va s'y prendre pour les atteindre. Ça va nous permettre de faire le bilan de ce qu'on a, de ce qu'on fait et de la manière dont on le fait en plus de voir comment on peut le faire mieux et quelles sont nos faiblesses», résume M. Goyette.

Pour l'instant, la Régie n'a toujours pas d'idée précise sur la façon dont les MRC se plieront aux exigences du gouvernement en matière de valorisation des matières putrescibles, appelée «la troisième voie». Rappelons que le gouvernement souhaite arriver à bannir l'enfouissement d'ici 2020.

«Va-t-on faire du compost? Allons-nous avoir un troisième bac? Il y aura des consultations dans chaque MRC», indique M. Goyette.

Cette décision se fera dans le cadre du PGMR, indique-t-il. La responsable des communications, Sylvie Gamache, indique que les discussions laissent croire, jusqu'à présent, que la Régie ira vers «un modèle, un procédé qui a été éprouvé».

«On va s'assurer de ce qui est fait ailleurs pour être le plus performant possible», ajoute le président qui ne veut pas revivre le genre de situation qui a mené à des disputes entre la Régie et les Serres du Saint-Laurent avec qui elle a un contrat pour encore 17 ans. «On apprend de nos erreurs», dit-il. «La Mauricie a été une pionnière dans les biogaz et il y a eu un prix assez exorbitant à payer pour ça», rappelle le président.

M. Goyette indique qu'il a aussi des projets de rapprochement avec Savoura (Serres du Saint-Laurent).

«On va mettre la table d'une façon différente pour s'assurer que tout le monde en retire des bénéfices. J'ai déjà parlé à des gens de Savoura et en une semaine, j'ai eu deux rencontres. Il y a eu des rapprochements. On ne se parlait plus. On veut rétablir le dialogue», dit-il.

Quand on lui demande quelle est la santé financière de la Régie, présentement, René Goyette répond: «Cette année, la dette va être diminuée de 4 ou 5 millions $», dit-il. Elle est présentement de l'ordre de 65 millions $. Ce n'est qu'à la fin de l'année, dit-il, qu'on pourra analyser l'impact réel de la collecte des boues de fosses sceptiques perturbée par la grève des cols bleus.

Dans l'ensemble de toutes les activités de la Régie, toutefois, «on finit avec un résultat financier positif», indique-t-il.

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