Transport de pétrole sur le fleuve: le Bloc demande un moratoire

Mario Beaulieu et Louis Plamondon estiment que le... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Mario Beaulieu et Louis Plamondon estiment que le gouvernement fédéral affiche un réel manque de crédibilité en matière d'environnement.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Le Bloc québécois demande l'imposition d'un moratoire sur le passage dans le Saint-Laurent de superpétroliers contenant du pétrole bitumieux pour laisser le temps aux spécialistes d'étudier les impacts d'un éventuel déversement et pour permettre aux municipalités riveraines de savoir quoi faire en pareil cas.

Le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, n'est pas tendre envers le gouvernement fédéral dans ce dossier. Il accuse les conservateurs de permettre le passage de pétroliers de plus en plus gros sans avoir mené d'études et sans avoir adopté un plan d'urgence si un déversement survenait.

«On dénonce la négligence du gouvernement fédéral. Il ajoute à la capacité des superpétroliers sans étude préalable, les Municipalités n'ont pas été consultées. C'est un peu comme si on vous demandait d'acheter une maison chauffée au gaz, mais sans détecteur et sans que les pompiers sachent quoi faire», illustre M. Beaulieu, de passage hier matin à Trois-Rivières en compagnie de Louis Plamondon, député de Bas-Richelieu-Bécancour-Nicolet.

Le BQ soutient que les navires affichent maintenant une largeur non plus de 32 mètres, mais de 44 mètres. Cette largeur peut causer des problèmes de navigation dans le fleuve Saint-Laurent, plutôt étroit à certains endroits. S'il survenait un déversement, il serait très difficile de récupérer le pétrole.

«Le pétrole (standard) est récupérable à 90 %, alors que le pétrole des sables bitumineux est récupérable à environ 15 % ou 20 %», ajoute M. Plamondon.

Toute la question de la circulation de supernavires transportant du pétrole provenant des sables bitumineux de l'Ouest canadien a subi de l'opposition populaire, notamment à Sorel-Tracy en fin de semaine dernière où plus de 2000 personnes ont participé à une manifestation. Le Bloc québécois assure qu'il participera à d'autres activités du genre pour éviter que le Québec ne devienne l'autoroute du pétrole de l'ouest.

«Les trois partis fédéraux tentent de nous imposer ce transport avec des retombées économiques marginales et des risques environnementaux élevés. Le fédéral ne tire pas de leçon de Lac-Mégantic», estime M. Beaulieu.

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