Manifestation contre le pétrole bitumineux à Sorel-Tracy

Greenpeace soutient que de 20 à 30 pétroliers... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Greenpeace soutient que de 20 à 30 pétroliers partiront de Sorel-Tracy chaque année, augmentant ainsi les risques de déversements dans le Saint-Laurent.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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La Presse Canadienne
Sorel-Tracy

Écologistes, élus et citoyens ont participé, dimanche à Sorel-Tracy, en Montérégie, à une marche contre le pétrole provenant des sables bitumineux.

Le rassemblement était organisé par la «Ligue richeloise contre la tyrannie pétrolière». Les participants voulaient dénoncer ce qu'ils appellent «la transformation du fleuve Saint-Laurent en plaque tournante de l'exportation des sables bitumineux».

L'organisme a expliqué qu'après avoir construit l'installation nécessaire pour recevoir du pétrole par train à sa raffinerie montréalaise, la pétrolière Suncor transporte maintenant le brut de l'Ouest canadien jusqu'à Sorel-Tracy. Le pétrole est entreposé temporairement dans des réservoirs de l'entreprise Kildair. Il est ensuite transbordé deux fois par mois dans des navires pétroliers qui, après avoir traversé le lac Saint-Pierre, emmènent le pétrole aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, en passant par le golfe du Saint-Laurent.

L'organisme souligne que Suncor et Kildair n'ont pas eu besoin de passer par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour faire transiter le pétrole albertain par Sorel-Tracy. Il affirme de plus qu'en cas de déversement, le pétrole lourd issu des sables bitumineux serait encore plus dommageable pour le Saint-Laurent que le pétrole léger.

Greenpeace soutient que de 20 à 30 pétroliers partiront de Sorel-Tracy chaque année, augmentant ainsi les risques de déversements dans le Saint-Laurent.

Les communautés locales affirment ne pas avoir été consultées relativement à ce projet et dénoncent l'absence de plan d'urgence contre un déversement dans la plupart des municipalités concernées, incluant à Sorel-Tracy. «Il n'y a aucune retombée structurante et les Québécois doivent assumer tous les risques, a indiqué la députée péquiste Martine Ouellet. De plus, le Québec ne dispose toujours pas des outils nécessaires pour intervenir efficacement en cas d'accident.»

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