Relations tendues avec le ministère de l'Environnement: les maires se vident le coeur

Michel Angers, le maire de Shawinigan.... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Michel Angers, le maire de Shawinigan.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La visite de la présidente de l'Union des municipalités du Québec à Shawinigan mardi a permis aux maires de la région d'exprimer une frustration qui, semble-t-il, est partagée aux quatre coins du Québec. Il s'agit des relations tendues entre les administrations municipales et les fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Membre du conseil d'administration de l'UMQ, le maire de Shawinigan, Michel Angers, s'est frotté plus d'une fois aux exigences de ce ministère, souvent incontournable pour les projets de développement économique. Sa victoire dans le dossier d'approvisionnement en eau potable avait été obtenue après de nombreux échanges corsés avec des fonctionnaires de la direction régionale.

«Il existe un concours, au Québec, pour savoir dans quelle région ils sont les pires», badine à peine Suzanne Roy, présidente de l'UMQ. «Il n'y a pas une région où on n'en a pas parlé. Ça nous dit qu'il y a un problème avec ce ministère partout et il faut le régler.»

Plus précisément, Mme Roy décèle de la frustration sur les échanges pour faire avancer des dossiers, dans la diligence de ces fonctionnaires.

M. Angers partage ces observations et il précise que les autres maires de la Mauricie en ont également soupé du MDDELCC.

«Nous leur avons demandé leurs préoccupations dans un sondage et c'est unanime», précise-t-il. «On peut faire le tour des municipalités et tout le monde est en relation difficile, ardue avec le ministère du Développement durable.»

«Un ministère se doit de nous accompagner, de travailler avec nous pour l'élaboration de notre développement», ajoute M. Angers. «Pas tenter de nous prendre en défaut de façon systématique! Ce ministère s'est probablement investi de beaucoup de pouvoirs au fil du temps. Parfois, on se pose des questions et ça finit par coûter énormément d'argent aux municipalités.»

Le maire de Shawinigan comprend qu'il doit s'astreindre aux lois et règlements pour protéger l'environnement. Ces obligations apparaissent aussi avec d'autres ministères, mais les solutions semblent plus difficiles à trouver avec le MDDELCC. «On veut qu'il nous accompagne dans nos démarches», précise M. Angers. «Si on fait des affaires pas correctes, parfait! Mais on doit travailler ensemble pour trouver des moyens. On souhaite qu'ils soient de plus grands partenaires.»

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