Recharger sa voiture à l'église

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Le prêtre Jacques Casaubon de Shawinigan a fait installer une borne de recharge pour voitures électriques dans le stationnement de l'église Saint-Sauveur. La borne intègre un parcomètre pour pouvoir payer la recharge des batteries. Les fidèles peuvent toutefois y avoir gratuitement accès lors des célébrations religieuses.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Le prêtre Jacques Casaubon de Shawinigan déboulonne le mythe de la voiture de curé. Cet homme d'Église branché conduit une voiture électrique et apprécie les nouvelles technologies. Et il n'est pas le seul de la paroisse Saint-Sauveur à Shawinigan à posséder ce type de voitures, si bien qu'une borne de recharge a été inaugurée dimanche dans le stationnement de l'église.

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Le prêtre Jacques Casaubon était accompagné dimanche, lors de l'inauguration de la borne de recharge pour voitures électriques, de Dany St-Pierre, président de Doc Borné, ainsi que de Jean-Marc Pitter, président d'Elmec production électromécanique. Les entreprises des deux hommes ont collaboré pour l'aménagement de cette borne.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

«Shawinigan est la ville de l'électricité. C'est important qu'on fasse quelque chose pour la promotion des autos électriques», lance d'emblée le prêtre.

Quelques mois après l'acquisition de sa voiture électrique, Jacques Casaubon ne regrette en rien son choix. Il soutient que les économies de carburant réalisées, - il lui en coûtait avant près de 300 $ par mois d'essence -, lui ont permis de s'offrir la toute dernière technologie.

«La voiture ne fait pas de pollution et il n'y a pas de bruit. Je suis vraiment satisfait», ajoute-t-il en avouant avoir été très surpris par les qualités de sa nouvelle voiture.

L'idée d'installer une borne de recharge vient de Dany St-Pierre, le président de Doc Borné de La Pocatière, une entreprise spécialisée en vente et installation de cette technologie. Il a proposé ce projet lors de la bénédiction d'autos qui a eu lieu en juin dernier.

Sensibilisé à l'importance de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et soucieux de baisser ses coûts de déplacement, Jacques Casaubon s'est par la suite procuré une voiture électrique.

La borne de l'église Saint-Sauveur intègre un parcomètre pour pouvoir payer la recharge des batteries. Les fidèles peuvent toutefois y avoir gratuitement accès lors des célébrations religieuses.

«Qu'est-ce qui est au coeur d'une ville et qui a un grand stationnement? Une église», précise M. St-Pierre.

Les églises et leurs terrains seraient donc des endroits de choix pour installer des bornes de recharge pour voitures électriques, particulièrement en zone urbaine densément peuplée comme à Montréal.

«C'est à Montréal qu'il devrait se vendre le plus de voitures électriques, car les distances sont courtes et il y a présence de smog urbain qui cause des milliers de décès chaque année. Mais les gens sont en appartement ou en condo. Le stationnement est déjà un problème», soutient Sylvain Juteau, président du site d'information spécialisé roulezélectrique.com.

«Les églises recherchent des moyens de se financer et les bornes pourraient devenir une quête moderne. C'est la première borne contrôlée sur le terrain d'une église (une borne à l'accès libre existe déjà sur l'île d'Orléans) et j'espère que ça ne sera pas la dernière.»

La Mauricie compte pas moins de 35 bornes de recharge pour voitures électriques sur son territoire.

Le centre commercial Les Rivières en possède quatre et note que leur utilisation est en constante augmentation. «Il y a environ une augmentation de 10 % de l'utilisation chaque mois», précise Jean-Luc Bernard, le directeur du marketing au centre Les Rivières.

«Chaque mois, nous avons une cinquantaine de sessions de recharge pour un temps moyen d'une heure par session.»

Le centre commercial a installé ces bornes en 2012 dans «l'optique de développer le côté environnemental» ainsi que s'adapter aux besoins de leur clientèle.

Le consultant en électrification des transports, Stéphane Daoust, rappelle la dépendance que nous avons envers le pétrole. «Chaque année, 17 milliards $ sont dépensés pour acheter de l'essence au Québec», précise-t-il. «Les voitures électriques permettent de diminuer beaucoup ces dépenses hebdomadaires.»

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