École Le Rucher au Mont-Bénilde: des parents et enfants heureux

De gauche à droite: Cathy Gervais, son fils... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Cathy Gervais, son fils Louis-David, Cyndie Grégoire, enseignante et Carolien Fröhlich, directrice de l'école.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Bécancour) Il y avait des sourires, mercredi, sur le visage des parents et des enfants qui ont visité les nouveaux locaux aménagés au quatrième étage du Faubourg Mont-Bénilde pour remplacer temporairement, pour l'année scolaire du moins, l'école Le Rucher qui a été rasée par les flammes, à la mi-août.

«Chapeau la Commission scolaire!», s'est exclamée une maman, Renée Gagnon, en voyant le résultat final du travail acharné effectué par le personnel afin d'être en mesure d'amorcer l'année à temps. «Et tout le monde sur le même plancher, j'aime ça.»

Son fils, Benjamin, qui fréquente cette école spéciale depuis trois ans, n'avait d'yeux que pour tous les nouveaux jouets dans les classes fraîchement repeintes.

Ses parents lui avaient montré l'incendie à la télévision pour le préparer.

«On est allé lui montrer les débris, quelques jours après, pour qu'il comprenne vraiment ce qui est arrivé à son école», raconte la résidente du secteur Gentilly.

«Je suis contente, il ne semble pas avoir de réaction», se réjouit Mme Gagnon.

La directrice de l'école, Caroline Fröhlich, rappelle que certains des enfants de l'école «peuvent être plus fragiles aux changements. C'est sûr qu'on est prêt à intervenir. Il y a même certains élèves chez qui on a fait des interventions avant la visite, pour expliquer les changements et il y a de l'aide aussi qui a été offerte aux parents pour des besoins particuliers», explique-t-elle. 

Le vaste 4e étage du Faubourg Mont-Bénilde compte à lui seul presque autant de toilettes que d'écoliers, raconte en riant la directrice en faisant visiter les locaux au Nouvelliste.

«On a des élèves à mobilité réduite et on a accès à l'ascenseur», précise-t-elle.

Dans les divers locaux, le personnel se dépêchait, encore en début d'après-midi, mercredi, à mettre la touche finale.

Maryse Chabot, préposée aux élèves, était assise sur le plancher d'une classe et achevait une guirlande souhaitant la bienvenue aux parents d'élèves au préscolaire qui étaient attendus en soirée.

«On a refait beaucoup de travail qui était parti en fumée», rappelle-t-elle.

«On a eu beaucoup de dons. On est prêt, mais ce n'est pas comme avant. Ce sont 30 ans qui sont partis en fumée», fait-elle valoir.

L'enseignante de maternelle Joanie Dubois rappelle que certaines des choses les plus valables, soit tout ce qui n'est pas vendu en magasin et qu'il avait fallu bâtir sur mesure, ont été perdues dans le feu.

«J'avais du matériel de ma formation à l'université, des documents que je consultais encore régulièrement pour aller valider certaines choses et je n'ai pas encore tout récupéré», se désole-t-elle.

L'école Le Rucher, sur la rive sud, c'est l'équivalent de l'école Marie-Leneuf à Trois-Rivières.

Les enfants qui fréquentent cet établissement ont tous des besoins spéciaux imposés par leur condition, soit l'autisme, un handicap physique ou des difficultés importantes d'adaptation ou d'apprentissage.

Certains parents ont été reçus dans le nouvel espace en début d'après-midi alors que d'autres ont visité l'école après le travail, en soirée.

La plupart sont venus avec leurs enfants.

La directrice de l'école se réjouit de la tâche accomplie en peu de temps. «C'est un énorme travail d'équipe», dit-elle.

Entre 20 et 25 personnes, incluant le personnel de soutien, ont mis la main à la pâte.

«On a un grand soutien de la Commission scolaire», insiste-t-elle.

La présidente de la Commission scolaire de la Riveraine, Marjolaine Arsenault, était d'ailleurs présente pour cette journée d'inauguration. 

La Commission scolaire, dit-elle, est toujours en attente de la décision du ministère de l'Éducation pour savoir si l'école Le Rucher sera reconstruite et quand.

Le processus n'est pas pour demain matin, toutefois, et il est clair que les élèves sont au Mont-Bénilde au moins pour toute la durée de l'année scolaire 2017-2018.

«C'est vraiment extraordinaire», a toutefois souligné Mme Arsenault en examinant le résultat final du blitz qui a permis de démarrer l'année scolaire dans les temps.

«Je pense que les élèves vont être bien. Ils retrouvent un peu un environnement qui ressemble à ce qu'ils avaient», constate-t-elle.

Les élèves du Rucher auront leur propre cafétéria pour ne pas être mêlés aux enfants de l'école alternative qui amorcent l'école dans le même édifice, cette année.

La rentrée se fera de façon progressive, jeudi et vendredi.

«Pendant deux jours, les élèves rentrent en demi-groupes. Pour l'ensemble des groupes, sauf un, la rentrée se fera lundi.

Avec le préscolaire, qui fera lui aussi une rentrée progressive, on peut calculer que la rentrée sera complète dès le 12 septembre», précise la directrice.

La visite s'est bien passée aussi pour le petit Louis-David, qui fréquente Le Rucher depuis deux ans. Il était content de revoir ses enseignantes et ses copains de classe.

Sa mère, Cathy Gervais, de Bécancour, avoue qu'elle était «un peu inquiète de changer d'école parce que Louis-David réagit aux changements beaucoup», explique-t-elle.

«On va voir vendredi, quand il commencera pour vrai, s'il a une réaction», dit-elle.

«L'école est belle. J'ai hâte de voir ce qu'ils vont faire avec la cour d'école», dit-elle.

L'espace vert disponible, près du bâtiment, est intéressant, mais il faudra le clôturer adéquatement avant d'y envoyer les enfants.

«On a des plans de faits», précise la directrice. «Il faut décider ce qu'on va mettre à l'intérieur», explique-t-elle.

Les travaux ne tarderont pas, assure Mme Fröhlich.

«C'est une priorité. Ça s'en vient très bientôt», dit-elle.

Le personnel de l'école Le Rucher a reçu des quantités considérables de dons d'objets de toutes sortes, jouets, mobilier, livres et autres, pour remplacer le matériel incendié.

Les choses qui ne seront pas utilisables ou qui seront en surplus seront remises à des organismes, précise la directrice.




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