École Le Rucher: direction Mont-Bénilde

Les élèves de l'école Le Rucher, de Saint-Sylvère,... (Olivier Croteau)

Agrandir

Les élèves de l'école Le Rucher, de Saint-Sylvère, seront relocalisés au Faubourg du Mont-Bénilde à Bécancour.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Nicolet) C'est finalement au Faubourg Mont-Bénilde, dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval, à Bécancour, que les 42 élèves de l'école Le Rucher de Saint-Sylvère vivront la rentrée scolaire 2017.

L'école de Saint-Sylvère a été détruite par un... (Olivier Croteau) - image 1.0

Agrandir

L'école de Saint-Sylvère a été détruite par un incendie le 16 août.

Olivier Croteau

C'est une véritable course contre la montre, à la Commission scolaire de la Riveraine, depuis qu'un incendie a complètement détruit l'école, le 16 août dernier. Le personnel n'a pas compté ses heures, même en fin de semaine, pour en arriver à une solution, raconte le secrétaire général et directeur des services éducatifs, Pascal Blondin.

Les classes débuteront en effet le 5 septembre, ce qui représente un retard d'à peine quatre jours par rapport au calendrier scolaire original. Il est trop tôt pour dire si ces journées seront reprises plus tard.

Le ministère de l'Éducation a confirmé à la Commission scolaire son intention de reconstruire l'école Le Rucher, mais la date d'échéance n'est toutefois pas encore connue et il n'est pas certain non plus que l'école sera reconstruite au même endroit, indique M. Blondin. «Il faut faire une analyse», dit-il.

Inquiet de perdre la seule école du village, le maire de Saint-Sylvère, Adrien Pellerin, affirme qu'il veut convaincre les décideurs de reconstruire l'école sur le territoire de la municipalité. «Il faut que l'école demeure à Saint-Sylvère, car c'est le coeur du village», souligne-t-il. M. Pellerin a rappelé que Saint-Sylvère n'avait plus de centre communautaire depuis l'incendie, puisque c'était l'école qui remplissait cette fonction. Le maire était cependant heureux que les élèves de l'école Le Rucher aient pu être relocalisés si rapidement.  

En attendant, des travaux doivent être effectués en urgence au quatrième étage du Mont-Bénilde, qui sera loué au moins pour toute l'année scolaire. Les salles actuelles sont en effet beaucoup trop grandes puisque les groupes ne comptent que de cinq à sept élèves chacun. Il faut donc installer des cloisons, des murs et même de la plomberie pour aménager des lavabos, indique M. Blondin. On a aussi besoin de salles d'apaisement et de retrait.

Le propriétaire du Faubourg Mont-Bénilde, Steve Garceau, confirme que les ouvriers sont déjà à l'oeuvre. «Les gens de la Commission scolaire ont tous les plans. Ils sont passés aujourd'hui pour faire le tour des lieux, alors le processus d'adaptation a commencé», assure-t-il. Conscient que le temps est compté, M. Garceau est satisfait de pouvoir offrir une solution rapide à la Commission scolaire. «Je suis bien content. Nous avions de l'espace pour les accueillir, et ça arrange tout le monde. Je suis très fier», ajoute le promoteur. Alors que le Faubourg Mont-Bénilde s'apprête à accueillir les élèves de l'école alternative de Bécancour-Nicolet, M. Garceau a mentionné qu'il pourrait être intéressant pour les enseignants de créer des projets de jumelage entre les élèves de l'école Le Rucher et ceux de l'école alternative.

Quoi qu'il en soit, la situation est tout aussi stressante pour le personnel. Les 42 élèves ont en effet tous des besoins particuliers. Le matériel dont se servaient les 25 membres du personnel pour s'occuper d'eux était, pour beaucoup, «fabriqué par les enseignants», indique M. Blondin. Or, tout a été incendié et «il n'y a pas de collection clef en main qui existe» pour remplacer tout ça, dit-il.

Une page Facebook (Des anges pour l'école Le Rucher) a récemment été créée par Marie-Pierre Jutras, dans l'objectif de connaître les besoins du personnel et des élèves et d'y répondre. Les employés de l'école incendiée y parlent des incontournables dont ils auront besoin pour démarrer l'année, comme du mobilier, des ballons d'exercice, des jeux et du matériel pédagogique. Beaucoup de confrères, consoeurs et amis ont offert d'aller donner un coup de main ou de donner un peu de matériel ludique ou pédagogique. «Il est minuit moins une», fait valoir M. Blondin.

L'école incendiée comportait même une toute nouvelle salle sensorielle pour aider les élèves autistes ou trisomiques, une lourde perte parmi les moyens d'intervention les plus appréciés.

La décision de la Commission scolaire de la Riveraine d'envoyer les enfants au Mont-Bénilde a été annoncée lundi après-midi après que le choix eut été entériné par le ministère de l'Éducation.

Le transport scolaire sera évidemment différent pour l'ensemble de ces élèves qui proviennent des quatre coins du territoire de la Commission scolaire puisqu'une distance de 30 à 40 kilomètres sépare l'école du Rucher du Mont-Bénilde. «Certains verront leur trajet amélioré et d'autres devront parcourir de plus longues distances», indique M. Blondin. Ces plus longues distances se feront toutefois sur des axes routiers plus importants. Ça ne prendra donc pas plus de temps, explique-t-il.

«Compte tenu des besoins particuliers des élèves, le regroupement de ceux-ci dans un même bâtiment était nécessaire», indique la Commission scolaire. «Les autres scénarios ne le permettaient pas.»

Une visite sera éventuellement organisée pour les parents. Une rencontre d'information

sera aussi tenue pour eux le 22 août, à 18 h, à la salle des commissaires, 375, rue Monseigneur-Brunault à Nicolet.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer