Les élèves de l'école Marquis défilent

Vendredi soir, les élèves de l'école Marquis sont... (Stéphane Lessard)

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Vendredi soir, les élèves de l'école Marquis sont montés à bord d'un char allégorique, à l'occasion de la parade du Festival du Blé d'Inde de Saint-Célestin. Ils voulaient ainsi contribuer à sauver leur école, qui est présentement fermée en raison de problèmes liés à la structure et aux fondations.

Stéphane Lessard

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Saint-Célestin) Dans le cadre du défilé du Festival du Blé d'Inde, l'école Marquis de Saint-Célestin a préparé un char allégorique pour promouvoir sa cause. Les élèves ont ainsi défilé devant leur communauté, afin de sensibiliser leurs concitoyens au sort de leur école.

Le 30 juin dernier, la Commission scolaire de la Riveraine était contrainte de fermer l'école Marquis en raison de problèmes liés à la structure et aux fondations. En raison de cette fermeture, les élèves ont été relocalisés dans trois écoles différentes pour la prochaine année scolaire. Entre temps, le sort de l'école Marquis demeure incertain. 

Pour les parents et les élèves, il est donc essentiel de faire le plus de bruit possible pour attirer l'attention sur leur cas. En prenant part au défilé du Festival du Blé d'Inde, ils espèrent se faire entendre de la Commission scolaire et du gouvernement. Afin de réussir leur coup d'éclat, ils avaient décoré un char allégorique de manière à imiter des fondations, et ont agencé le tout aux couleurs de l'équipe sportive de l'école. Une quarantaine d'élèves y ont pris place. 

Les parents des élèves ont été nombreux à exprimer leur détermination à ravoir l'école. «La communauté de Saint-Célestin veut montrer à quel point elle a besoin d'une école. Nous y tenons, et nous voulons que tout le monde sache que nous ne laisserons pas tomber le dossier», affirme Nancy Boulanger. 

«Ça démontre que le village est tissé serré. Nous sommes des parents très impliqués, et nous allons faire en sorte de mener à bon port notre projet de garder l'école», ajoute Nadège Vincent.

D'autres parents ont également fait valoir que l'école était un atout pour Saint-Célestin. «Saint-Célestin est en expansion: il y a des gens qui viennent ici justement parce que nous avons une école, en plus d'un beau milieu et d'un beau village. Je suis allée à l'école Marquis, mes deux enfants sont allés à l'école Marquis, et j'aimerais que mes petit-enfants puissent aller à l'école Marquis», lance Christine Vézina.

Les parents tiennent également à s'assurer que l'école Marquis ne finisse pas par disparaître. «Nous avons dû nous ranger derrière la décision de la Commission scolaire pour de multiples raisons. Par contre, le fait que les élèves soient séparés dans trois écoles, ce n'est pas un scénario idéal. Nous allons composer avec cette réalité, mais nous allons également nous assurer que le dossier avance vite. Nous voulons que la reconstruction ou les réparations soient effectuées dans les plus brefs délais. Nous ne voulons pas que ça traîne. Nous voulons que les enfants reviennent le plus rapidement possible dans leur école. La Commission scolaire doit enclencher rapidement les processus d'études et d'appels d'offres. Nous sommes aux aguets, et nous ne laisserons pas tomber», assure Nancy Boulanger.

Les maires de Saint-Célestin ont eux aussi garanti leur appui à l'école Marquis. «Comme vous voyez, nous avons un char allégorique avec les enfants de l'école Marquis. C'est un gros dossier, et nous continuons à travailler dessus. Nous sommes toujours en contact avec la Commission scolaire et le ministère», soutient Raymond Noël, maire du village de Saint-Célestin. À travers le tintamarre, le maire de la paroisse de Saint-Célestin, Maurice Morin, a quant à lui laissé entendre qu'il fallait réparer l'école le plus vite possible.

En guise de message, les gens impliqués dans la défense de l'école Marquis avaient préparé une affiche bien spéciale. «Derrière le char allégorique, il y a une affiche. Nous avons invité tous les gens qui ont été à l'école Marquis à la signer, que ce soit les anciens élèves ou les élèves actuels. Et une fois que la parade sera à l'école, nous allons déposer notre affiche avec toutes les signatures, et nous allons faire une photo de groupe», explique Sylvie Houle, mère de deux élèves et membre du conseil d'établissement. Mme Houle a par ailleurs rapporté que cette initiative interpellait toutes les générations, puisqu'un ancien élève, aujourd'hui dans la soixantaine, avait lui aussi signé l'affiche. Notons que l'école Marquis existe depuis 72 ans.




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