Les vacances arrivent pour plus de 32 500 élèves de la région

L'enseignant Jocelyn Bourassa a eu droit à une... (Stéphane Lessard)

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L'enseignant Jocelyn Bourassa a eu droit à une ovation de ses élèves, à la fin des classes.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est la fin des classes pour quelque 32 500 élèves des commissions scolaires du Chemin-du-Roy, de l'Énergie et de la Riveraine. L'heure des vacances d'été a enfin sonné, au cours des derniers jours.

Alors que la plupart des élèves et des enseignants sont fous de joie à l'idée de remplacer les livres par le maillot de bain, Jocelyn Bourassa, de l'école secondaire Chavigny, confie avec le plus grand sérieux du monde qu'il vivra «quelques jours de deuil» de son année scolaire et qu'il a très hâte à la reprise, en septembre.

Cet enseignant en géographie et en histoire en première et deuxième secondaires confie qu'il ne se verrait pas ailleurs que dans cette profession. Cette passion pour son travail transpire tellement que ses élèves lui ont fait une ovation avant de quitter pour les vacances.

«Dès que son nom est nommé dans une cérémonie ou un gala, il y a tout le temps comme un éclat de la part des élèves», souligne la directrice de l'école, Chantal Couturier.

Jocelyn Bourassa est bien plus qu'un prof. Passionné de sport, il s'intéresse aussi à toutes les activités parascolaires des élèves de l'école, ce qui lui a permis de tisser des liens très serrés avec eux.

C'est qu'il est devenu le photographe et le vidéaste officiel de l'école. Il est de toutes les activités des élèves et il immortalise tous leurs grands moments.

M. Bourassa a créé une page Facebook pour l'école et une page Facebook Jocelyn Bourassa Enseignant qui est devenue un point de ralliement tant pour les élèves que pour leurs parents. On y trouve quelque 800 abonnés. L'histoire de l'école s'y retrouve au quotidien, qu'il s'agisse de buts gagnants, de remises de trophées, de pièces de théâtre, d'une sortie à la cabane à sucre ou du bal des finissants, tout est filmé et photographié. L'enseignant y dépose aussi des capsules vidéo sur différents thèmes qu'il enseigne dans ses cours, ce qui les rend plus vivants.

L'école le libère une partie de sa tâche pour tout ça, mais M. Bourassa ne compte pas ses heures. Ses soirées et même ses week-ends sont occupés à faire des vidéos et à mettre des photos en ligne. Comme si ce n'était pas assez, l'école est aussi sur Instagram, Twitter et autres réseaux sociaux à la demande des élèves, des comptes que M. Bourassa gère minutieusement. «Ce qu'on lui donne comme libération, ce n'est pas du tout équivalent à ce qu'il peut donner comme temps dans l'année», souligne la directrice.

«C'est un prof hypermobilisé et hyperengagé. Le rayonnement de l'école passe beaucoup par M. Bourassa parce que, oui, il prend des photos, mais il parle aussi avec les parents. Il parle avec les jeunes. Les jeunes lui confient des choses. M. Bourassa fait de la médiation avec les parents et les jeunes tout en étant sur les plateaux de gym», indique Mme  Couturier.

«Je traite les élèves comme j'aurais aimé être traité», confie-t-il. «Et les élèves sportifs sont traités comme des professionnels.»

À la fin de l'année scolaire, M. Bourassa organise un gala sportif. Les élèves ont alors l'occasion de visionner des extraits vidéo de leurs meilleurs moments avec trame sonore.

Comme si ce n'était pas assez, Jocelyn Bourassa offre à l'occasion ses services comme entraîneur.

Cet été, cet enseignant d'exception entend recharger ses piles pour mieux continuer à faire ce qu'il aime dès le mois d'août.




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