École à Saint-Boniface: une rentrée... en 2019

Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, s'était rendu à Saint-Boniface, le 20 juin 2016, pour confirmer l'agrandissement de l'école Sainte-Marie. La Commission scolaire de l'Énergie croit maintenant qu'il faudra attendre à l'automne 2019 avant d'intégrer les élèves dans les nouvelles classes.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Un an après la grande victoire des parents de Saint-Boniface pour la survie de l'école Sainte-Marie, tout indique que les enfants devront patienter un peu plus longtemps que prévu avant d'être réunis dans le même établissement.

En effet, la Commission scolaire de l'Énergie prévoit que les locaux de la municipalité seront à nouveau sollicités pour la prochaine rentrée et la suivante, de sorte que l'agrandissement tant attendu ne devrait finalement pas être utilisé avant août 2019.

À pareille date l'an dernier, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, se déplaçait à Saint-Boniface pour libérer les parents d'un immense poids. En confirmant les travaux d'agrandissement à l'école Sainte-Marie, il éliminait la possibilité de transférer des enfants dans une école de Shawinigan pour compléter leur parcours au primaire. Cette annonce avait été accueillie avec des larmes de joie.

En un an, le projet a beaucoup évolué sur papier et dans les échéanciers. Si, au départ, la Commission scolaire de l'Énergie tablait sur un investissement de 2,8 millions $ pour l'ajout de six classes et la réfection complète d'un gymnase, les travaux sont maintenant estimés à 4,7 millions $.

«Nous sommes sur la fin de la préparation», explique Denis Lemaire, directeur général de la CS de l'Énergie. «Il y a eu du retard pour plusieurs raisons, dont l'obligation de revoir nos prévisions budgétaires. Normalement, en septembre ou en octobre, nous procéderons à l'appel d'offres pour la construction. En novembre, les fondations devraient être coulées.»

M. Lemaire précise qu'un gymnase double sera finalement aménagé, un peu comme à l'école de la Tortue-des-bois à Saint-Mathieu-du-Parc. Des vestiaires et des locaux pour des services professionnels bonifient aussi ce projet. 

L'estimation en hausse de 68 % s'explique également par le temps qui passe, fait remarquer le directeur général.

«Entre le moment où nous avons conçu les plans préliminaires et celui où on en vient à la construction, il y a une explosion des coûts», constate-t-il.

Échéancier

Lors de l'annonce du ministre en juin 2016, le président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, rêvait d'une inauguration à l'automne 2017. À la fin de l'année, la commission scolaire précisait son évaluation en visant la rentrée scolaire 2018-2019. Aujourd'hui, M. Lemaire croit qu'il faudra attendre un an de plus.

«Nous sommes pratiquement certains que nous ne serons pas prêts à entrer en septembre 2018», analyse M. Lemaire.

«L'école devrait être terminée vers le début de l'hiver 2018. On se pose la question à savoir s'il ne serait pas préférable de faire une rentrée au mois d'août suivant. Le déménagement en plein hiver, ce n'est pas évident. On regarde probablement pour une rentrée en août 2019, vu la complexité des travaux à faire.»

Pour la Municipalité, ce report ne ferait pas une très grande différence. L'hôtel de ville reçoit actuellement cinq classes de cinquième et sixième année. Le maire, Claude Caron, estime qu'il pourrait en ouvrir une de plus, de sorte qu'il ne voit pas trop d'inconvénients à une inauguration en 2019. 

«Nous avons un autre local de libre», commente-t-il. «En plus, on n'entend pas les enfants. L'expérience est très positive. Le jeudi, quand les membres de l'âge d'or sont présents, les jeunes jasent avec des personnes du troisième âge. Ça fait un échange intergénérationnel!»

La CS de l'Énergie prévoit 481 élèves à l'école Sainte-Marie à la prochaine rentrée. Ce nombre passerait à 499 en 2018-2019, puis à 513 en 2019-2020, au moment où ils seront à nouveau réunis sous un même toit. 

De son côté, Marie-Ève Landry, leader du comité de parents créé pour la survie de l'école, cache mal une petite déception devant ce nouveau report. Elle espère que le résultat des prochaines élections municipales ne changera rien dans la volonté du conseil d'accommoder la commission scolaire.

«Heureusement, jusqu'ici, on n'entend pas beaucoup de gens outrés que les locaux de la municipalité ne soient pas disponibles», commente-t-elle.

«Les gens se débrouillent, mais c'est décevant. Le 20 juin l'an dernier, M. Proulx avait dit que les fonds étaient là. Ce n'est pas l'argent qui manque; en plus, le projet est bonifié. On ne se plaindra pas trop pour un an de retard, mais il faut s'assurer qu'on s'occupera bien de nos enfants.»

Par ailleurs, la CS de l'Énergie attend toujours la confirmation du ministère pour deux autres projets d'infrastructures majeurs sur son territoire, soit l'agrandissement de l'école Notre-Dame, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, ainsi que l'ajout d'un gymnase et une réorganisation des classes à l'école Villa-de-la-Jeunesse, à Saint-Élie-de-Caxton.




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