L'école primaire de Manawan fermée: le gouvernement pressé d'agir

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Jean-Roch Ottawa, chef du Conseil de bande de Manawan.

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(La Tuque) «Il n'y a aucun doute possible quant à la fin de durée de vie utile de notre école primaire.» Jean-Roch Ottawa, le chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, est clair et il interpelle directement la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, pour qu'elle prenne le dossier en main immédiatement. L'école primaire de Manawan a été fermée pour une période indéterminée par mesure préventive.

«Présentement, nos enfants doivent se contenter d'installations qui sont complètement inadéquates et qui peuvent même présenter un danger. Cette situation serait inacceptable dans n'importe quelle autre ville ou municipalité au Canada. Pourtant, malgré nos demandes répétées et les belles promesses du gouvernement du Canada d'investir dans l'éducation et les infrastructures dans les communautés autochtones, nos enfants continuent de faire les frais de ce laxisme. J'interpelle la ministre Carolyn Bennett pour qu'elle prenne des mesures immédiates», a lancé Jean-Roch Ottawa, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.

Des mesures exceptionnelles ont dû être prises mercredi par la direction des services éducatifs de la communauté de Manawan après que des élèves et des membres du personnel de l'école primaire Simon-P.-Ottawa eurent ressenti certains malaises, dont des nausées, des maux de tête et des étourdissements.

«Dès que nous avons été informés de la situation, nous avons immédiatement pris les mesures qui s'imposaient. Pour nous et pour le Conseil de Manawan, la santé et la sécurité des enfants est une priorité et nous ne devons rien laisser au hasard. L'école restera donc fermée par mesure préventive jusqu'à ce que nous soyons absolument certains que les lieux sont sécuritaires et qu'ils ne représentent aucun danger pour les élèves et les membres du personnel», a souligné Annette Dubé, directrice des services éducatifs du Conseil de Manawan.

Les malaises auraient vraisemblablement été causés par des odeurs incommodantes à l'intérieur de l'école. Une enquête du service de l'aménagement communautaire de Manawan et du service d'incendie de la communauté est en cours afin d'identifier l'origine des odeurs et procéder aux correctifs nécessaires.

Cet épisode malheureux ramène à l'avant-plan, selon le conseil, la vétusté des installations de l'école primaire de Manawan qui accueille 430 élèves. Le problème ne date pas d'hier. 

«En effet, depuis bientôt 10 ans, des démarches infructueuses ont été entreprises auprès de la Direction régionale de Québec (AANC) et les instances gouvernementales fédérales par les Services éducatifs du Conseil de Manawan afin de remédier à cette situation».

Le Conseil affirme que plusieurs études qui démontrent clairement que dans son état actuel, l'établissement scolaire présente des déficiences physiques et fonctionnelles majeures, est insalubre et est incapable de se conformer aux exigences et obligations du programme scolaire en vigueur ont été soumises aux autorités. 

«Selon ces nombreuses études, l'état physique des infrastructures actuelles de l'établissement et les conditions de vie qu'elles imposent aux élèves ne répondent plus aux besoins et ne laissent aucun doute sur la nécessité de construire une nouvelle école», a conclu le Conseil.




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