Persévérance et réussite scolaire: le défi de toute une société

Yanick Côté, conférencier, en compagnie de Julie L'Heureux,... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Yanick Côté, conférencier, en compagnie de Julie L'Heureux, directrice générale de l'Institut secondaire Keranna, Mélanie Chandonnet, coordonnatrice de la TREM, et Geneviève Hamann, agente de liaison, de soutien et de développement de la TREM.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si la persévérance et la réussite scolaire sont d'abord l'affaire des étudiants, ces derniers doivent miser sur un apport scolaire et social facilitant afin de parvenir à l'objectif ultime, soit la diplomation.

La Table régionale de l'éducation de la Mauricie (TREM) lançait lundi les Journées de la persévérance scolaire qui prendront fin vendredi. Dans une région marquée par un taux de diplomation de 75,2 % et un taux de décrochage de 18,3 %, des données presque comparables aux moyennes québécoises, la TREM souhaite mettre en lumière les gestes qui aident les jeunes à traverser leur cheminement scolaire avec succès.

«Il y a cinq ans, le taux de diplomation était de 71 %. Toute la mobilisation qui se crée en Mauricie et au Québec porte fruit», croit Julie L'Heureux, directrice générale de l'Institut secondaire Keranna de Trois-Rivières et responsable à la TREM de la persévérance et de la réussite éducative, qui souhaite atteindre les 80 % de diplomation dans cinq ans.

Mme L'Heureux fait notamment référence à la décision du gouvernement du Québec d'annoncer en décembre l'investissement de trois millions de dollars supplémentaires dans la persévérance et la réussite scolaire. 

«Le poids n'est pas que sur l'élève, souligne Mélanie Chandonnet, coordonnatrice de la TREM. On sensibilise les élus à donner des bourses, à prêter des locaux, on sensibilise aussi les employeurs pour faciliter les études et le travail.»

Les impacts du décrochage scolaire sont nombreux. Selon certaines statistiques, le décrochage entraîne une diminution de l'espérance de vie de sept ans. Un décrocheur a 1,7 fois plus de risques de faire de la prison et participe moins à la vie démocratique.

Toutes ces conséquences sont donc de bonnes raisons pour insister sur l'importance de la persévérance scolaire. Les élèves du primaire sont invités à participer à un concours en répondant à la question «Je fais preuve de persévérance à l'école lorsque...» par le biais d'un texte ou d'un dessin.

Un grand forum rassemblera 75 personnes, jeudi, au Collège Shawinigan. Des élèves d'écoles secondaires, des écoles de formation professionnelle et des centres d'éducation aux adultes discuteront avec différents intervenants (conseillers en orientation, psychoéducateurs, etc.) à propos des facteurs qui influencent la persévérance scolaire. Les réponses obtenues guideront la TREM dans le développement d'un meilleur soutien et des outils ajustés aux besoins des élèves.

Yanick Côté, comédien et chanteur, prononcera sept conférences dans les écoles secondaires de la région. M. Côté parlera de l'importance de développer une passion ou un projet de vie qui agit comme carburant pour la poursuite des études.

Toutes ces activités régionales sont combinées à une campagne nationale d'identification de superhéros de la persévérance scolaire. Qu'ils soient enseignants, parents, élus, entrepreneurs, ces êtres qui font une différence en matière de persévérance scolaire peuvent être nommés via les réseaux sociaux par le mot-clic #JPS2017.

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