Un déficit moins élevé que prévu à l'UQTR

Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon, a tenu... (Olivier Croteau)

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Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon, a tenu un point de presse, lundi, pour annoncer une nouvelle budgétaire encourageante.

Olivier Croteau

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières avait annoncé que son déficit serait d'un peu plus de 14,2 millions $ pour l'exercice financier de 2016-2017 qui se terminera le 30 avril.

Lundi, le recteur, Daniel McMahon, a réuni la presse pour annoncer une bonne nouvelle. Le déficit s'élèvera plutôt à 10 411 944 $, soit presque 4 millions $ de moins que prévu.

Cette progression encourageante, l'UQTR la doit à son plan de redressement approuvé tout dernièrement par le gouvernement ainsi qu'à une hausse inattendue d'étudiants.

Le recteur a saisi son conseil d'administration de cette information dès lundi, à l'occasion d'une réunion régulière. «C'est la période de l'année où l'on regarde où le budget s'en va», dit-il.

«La raison est fort simple, vous l'avez vu par les annonces qu'on a faites autant à l'automne qu'à l'hiver. On a un peu plus d'étudiants qu'on l'avait anticipé dans nos projections budgétaires. On prévoyait un léger repli, au niveau de la clientèle étudiante, de 1 % et l'on s'en va vers une augmentation de pas tout à fait 2 %», dit-il.

Cette hausse touche autant les étudiants dans les divers programmes que les étudiants internationaux, précise-t-il.

«Nous sommes en progression de clientèle, mais ça ne semble pas le cas partout», signale le recteur.

Si cette légère hausse de la clientèle semble insignifiante, à première vue, c'est pourtant assez pour faire une différence. «Ça génère presque 5 millions $ de plus de revenus, au total. On a fait le maximum pour comprimer nos dépenses», dit-il.

Mais qui dit plus d'étudiants, dit aussi un volume d'activités additionnel, ce qui a généré des coûts supplémentaires d'environ 2 millions $, explique le recteur.

«Au net, on va économiser 3,8 millions $», résume-t-il.

Cette hausse du nombre d'étudiants vient du fait qu'on «a fait beaucoup de recrutement», explique-t-il. «Au niveau de la démographie, les cégeps sont en baisse, mais on a attiré plus de candidats. Ça veut donc dire qu'on a des programmes de qualité qui sont attrayants», en déduit-il.

«J'avais donné une cible aux employés, au mois de septembre, l'an passé. Chaque employé devait aller chercher au minimum un étudiant. Ça a porté fruit», constate-t-il.

Il y a aussi eu une augmentation de 8 % du côté des étudiants étrangers à la suite d'efforts soutenus de recrutement.

La formule de financement des universités étant conçue en fonction du nombre d'étudiants, «on met beaucoup d'énergie pour s'assurer de faire connaître nos programmes», explique Daniel McMahon.

«La plupart des universités ont des difficultés à recruter des étudiants internationaux. Nous avons des méthodes particulières et une approche très personnalisée et ça paie des dividendes au niveau du recrutement actuel», dit-il.

Le recteur ne se réjouit pas trop vite, toutefois.

«Il y a encore loin de la coupe aux lèvres. On est encore à 10 millions $ du retour à l'équilibre budgétaire», fait-il valoir.

«Par contre, ça nous permet de devancer potentiellement ce retour à l'équilibre», explique-t-il. «C'est la bonne nouvelle. C'est important parce que ça enlève de la pression sur la machine», fait-il valoir.

Il est clair que l'UQTR, malgré tous ses efforts de recrutement, n'y arrivera pas seule.

Le 20 décembre, d'ailleurs, les recteurs des universités du Québec ont eu un entretien avec le ministre des Finances, Carlos Leitão, car elles attendent avec impatience de connaître quel sera le montant du réinvestissement du gouvernement en enseignement supérieur dans le prochain budget.

«Nous avons mis sur la table des données. Il a bien pris note et l'on s'attend à des réponses positives. Mais ça lui appartient et l'on va attendre de voir ce qu'il va faire», dit le recteur.

«Jusqu'à maintenant, nous sommes très confiants parce que le ministre a bien saisi l'importance de faire un réinvestissement au niveau de l'enseignement supérieur et l'on pense que c'est à notre tour», plaide Daniel McMahon.

Le plan de redressement présenté par l'UQTR au gouvernement prévoit un retour à l'équilibre budgétaire au bout de cinq ans.

Toutefois, «si l'on regarde ce que l'on fait présentement, on peut penser que dans deux ans, on pourrait être tout près du retour à l'équilibre budgétaire, donc devancer de deux ans l'échéance», anticipe-t-il.

Quoi qu'il en soit, le conseil d'administration de l'UQTR adoptera son budget en avril, soit après celui du gouvernement Québec afin de connaître le montant du réinvestissement et gérer ses finances en conséquence.

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