Renvoyée seule à la maison après l'école

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Cathy Sigman, que l'on voit ici avec sa fille Alexie, déplore que cette dernière ait pu prendre l'autobus pour rentrer à la maison alors qu'elle devait rester au service de garde de son école.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Nicolet) Une fillette de sept ans fréquentant l'école Curé-Brassard de Nicolet a été renvoyée chez elle en autobus alors qu'elle devait attendre ses parents au service de garde. Le hic, c'est que personne ne se trouvait à la maison familiale à son arrivée et qu'elle a dû passer de longues minutes, seule et au froid, à attendre que sa mère arrive.

Les événements sont survenus en fin de journée mercredi. Heureusement, les conditions climatiques n'avaient rien à voir avec le froid sibérien qui a frappé la région en début de semaine.

Mais l'hiver québécois étant ce qu'il est, la petite Alexie, qui est présentement en deuxième année, a tout de même eu froid pendant le moment qu'elle a passé seule à se demander pourquoi ses parents n'étaient pas à la maison.

Elle a cependant eu le réflexe de se réfugier dans une petite cabane qui se trouve dans la cour de la résidence familiale. C'est une fillette terrifiée que sa mère, Cathy Sigman, a retrouvée à son arrivée. En tout, Alexie a passé une vingtaine de minutes seule à l'extérieur.

La mère s'explique d'ailleurs mal que la personne qui est responsable de diriger les enfants vers l'autobus ou le service de garde ait laissé sa fille monter dans l'autobus, d'autant plus qu'elle n'est âgée que de sept ans.

«J'appelle toujours à l'école quand ma fille doit prendre l'autobus au lieu de rester au service de garde. Les responsables m'ont appelée quand ils ont vu que ma fille n'était pas là. Je suis donc partie de Trois-Rivières en vitesse pour me rendre à la maison. Quand je suis arrivée, je ne la voyais pas et je me suis mise à paniquer. J'ai alors appelé mon conjoint et c'est lui qui m'a dit d'aller voir dans la cabane», raconte Mme Sigman.

La mère de la fillette déplore également que le chauffeur de l'autobus ait laissé la petite Alexie descendre alors qu'il n'y avait aucune voiture dans l'entrée et pas de trace de vie dans la maison. 

«En arrivant devant la maison, Alexie a dit au chauffeur: ''Je pense que je devais rester au service de garde''. Il lui a tout de même dit de descendre», indique la dame, sur un ton exaspéré.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il y a une problématique avec le transport scolaire selon la mère. À la fin de la dernière année scolaire, il avait oublié de déposer Alexie devant chez elle et l'avait fait qu'une fois son trajet terminé. Mme Sigman avait donc vu l'autobus passer tout droit devant chez elle sans que sa fille n'en descende. Elle était finalement arrivée plusieurs minutes plus tard.

La Commission scolaire dit avoir bien agi

Du côté de la Commission scolaire de la Riveraine, on soutient qu'une personne est allée à la rencontre d'Alexie pour lui demander pourquoi elle n'était pas au service de garde et qu'elle se dirigeait vers l'autobus.

La fillette aurait répondu que sa mère avait écrit un message dans son agenda pour informer les responsables qu'elle devait prendre l'autobus. Comme personne n'avait vu ce mémo et que la fillette n'avait pas son agenda avec elle, un appel a été logé à la mère pour lui demander ce qu'il en était. C'est à ce moment qu'Alexie serait montée dans l'autobus sans que personne ne puisse l'en empêcher.

À ce moment, une responsable aurait appelé à nouveau la mère pour l'informer de la situation et offrir qu'un membre du personnel de l'école se rende à la maison familiale, située à 2,3 km de l'école, pour s'occuper de la fillette.

Toujours selon la version de la Commission scolaire, la mère aurait répondu qu'elle s'en occupait et aurait raccroché. La directrice générale de la Commission scolaire, Johanne Croteau, considère donc qu'à la lumière des informations qu'elle a obtenues, la sécurité de l'enfant n'a jamais été compromise.

«Quand la mère a dit qu'elle allait s'en occuper, ils [les membres du personnel de l'école] ont pensé qu'elle allait envoyer quelqu'un», indique Mme Croteau.

Un peu estomaquée par la version de la Commission scolaire, Mme Sigman répond qu'elle n'a jamais reçu de deuxième appel téléphonique au cours duquel on lui a offert d'envoyer quelqu'un à la maison pour s'occuper de sa fille.

Elle précise qu'une personne de l'école avait plutôt laissé un message sur la boîte vocale de son téléphone cellulaire dans lequel il était question de cette possibilité. Elle a cependant été en mesure d'écouter ce message seulement vers 16 h, soit une fois que toute cette histoire fut terminée.

Consciente que ces événements peuvent avoir inquiété les parents, la directrice générale reconnaît que la situation n'est peut-être pas parfaite et que des améliorations pourraient être apportées si des lacunes sont ciblées.

«S'il y a des pratiques à améliorer, on est prêt à écouter les parents. Tout ce que l'on veut, c'est la sécurité des élèves», déclare Mme Croteau.

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